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Du bon rapidement

Fast-Good

Pas le temps, c’est le credo de l’époque. Comment s’y prendre pour préparer un encas ou un déjeuner sur le pouce en deux temps, trois mouvements ? On convoque les bons ingrédients, on assemble. Et toque, on vient de faire coup double : sain et gourmand.

La stratégie du fast good : les courses of course !

Pour ne jamais être pris au dépourvu, prévoyez consciencieusement des essentiels du placard : conserves de légumes, tartinades, tartares d’algues, tapenades, noix, graines, fruits secs, crackers, pickles, épices, condiments…

Soyez au taquet sur les produits frais : œufs en premier lieu, légumes complaisants qui vous évitent la corvée de pluche, fromage frais qui fera bon ménage avec tout, légumes surgelés bien élevés. Sans oublier les herbes fraîches qui n’ont pas leur pareil pour sublimer un plat en deux coups de ciseaux.

L’atout santé : on s’épargne des tourments affreusement gourmands du kebab-frites ou du jambon-beurre. Ici, rien de trop gras ni trop salé. On végétalise à fond pour parvenir au fameux équilibre acido-basique, fibres, vitamines et sels minéraux. C’est du bref tout bénéf’, on vous dit !

La fourzitout

Il n’y a pas plus hospitalier qu’une omelette pour inviter tous les restes en peine. Tout est bon pour coucher sur un matelas d’œufs, bien fouettés avec une lichette de crème, le tout-venant du frigo et d’ailleurs : la fin d’un pot de câpres, une carotte molle, un reste de poireau, de riz, les flocons d’avoine d’un fond de paquet et même trois pauvres chips qui n’auraient pas trouvé preneur… En 10 minutes chrono, vous réalisez une pièce unique. Et qui sait, ce fourzitout deviendra peut-être votre plat signature.

Pour l’exemple : Omelette complète de compét’

Fouettez 6 œufs avec la dose qu’il vous plaira de fromage frais à l’ail et fines herbes. Versez dans une poêle où chante un bon morceau de beurre. Ajoutez une volée de petits pois surgelés. Faites cuire à feu très doux. Lorsque l’omelette atteint la texture souhaitée, saupoudrez d’une fleurette de brocoli râpée, de noisettes concassées, de chips de betteraves émiettées.

Le petit plus : un soupçon d’ail semoule. Et si vous avez l’âme champêtre, dispersez quelques pétales de fleurs.
Savourez avec lenteur mais sans traîner.

Salade de conserves

À manier l’ouvre-boîte, on ouvre son appétit. Voilà de quoi bien se nourrir sans chichi. Découverte du placard, agitation de l’esprit pour assembler ce qui semble dépareillé : sardines à l’huile, moules au naturel, pickles, légumes lactofermentés, boîte de maïs, de lentilles… Vous avez l’embarras du choix. À vous de jouer pour l’agrémenter de graines germées ou d’herbes fraîches selon le taux de remplissage de votre réfrigérateur.

Pour l’exemple : La salade sur le pouce pas chiche du tout pour un célibataire temporaire

Un petit bocal de pois chiches
4 tomates confites
½ boîte de miettes de thon à l’huile
5 olives noires
1 citron
Quelques brins de persil
Sel, poivre

Rincer les pois chiches. Ciseler les tomates confites, les olives, le persil. Tout mélanger et ajuster l’assaisonnement avec quelques gouttes de jus de citron, sel, et poivre. Même pas besoin d’ajouter de l’huile. Celle du thon et des tomates y pourvoiront. Prête en 5 minutes chrono, gourmande et rassasiante, que demander de plus à cette assiette toute simplette !

La coupefaim

On s’inspire de la recette traditionnelle, le matafan, une crêpe épaisse chargée de mater la faim des paysans pendant les travaux des champs.

Le triumvirat : farine, œuf, lait.
L’agrément : le tout-venant comme pour la fourzitout citée précédemment.
L’argument : tient bien au corps grâce aux glucides lents.

Pour l’exemple : Matafaim armoricain

20 cl de lait ribot
50 g de farine de sarrasin
2 œufs
30 g de beurre demi-sel fondu
5 pruneaux
4 tranches de bacon ciselées
2 c. à s. de chou rouge fermenté
Sel, poivre

Mélangez les œufs, la farine, le beurre et le lait. Salez, poivrez. Versez dans une poêle chaude bien beurrée. Vous avez fait l’essentiel. Le reste est du menu fretin : il suffit de parsemer tous les autres ingrédients avec art. Couvrir et cuire à feu très doux. Pas question d’aller trop vite, c’est la seule entorse au vite fait bien fait annoncé plus haut. Encore plus gourmand avec un pompon de roquette et une giclée de lait ribot.

Dame tartine

Pour tous ceux que la faim étreint au point de se jeter sans plus attendre sur le saucisson ou les cacahuètes, ne passez pas votre chemin. Tentez de reculer votre limite de quelques minutes. Pendant qu’une belle tranche se fait la mie dorée dans le grille-pain, sortez l’attirail du parfait snacker : houmous, guacamole, fromage frais, salaison, jeunes pousses, graines germées, tomate cerise, radis…

Pour l’exemple : La croustifondante

La base : un pot de tapenade ou du fromage frais, quelques piquillos en conserve. Des tranches de pain toastées.

On tartine, on dépose ces doucereux petits poivrons rouges. On parachève avec tout ce qui se présente : féta, olives, graines germées, basilic… Voilà une tartine qui sait faire le show en trois minutes avec trois fois rien.

Bec sucré

Vous voilà vibrant d’une impérieuse envie de dessert ? Vous méritez mieux que de la réprimer direct à la cuillère dans un pot de compote. Allez, on met les formes en mode prestissimo !

6 c. à s. de compote pomme/myrtille
1 fraise
3 c. à s. de yaourt à la grecque
1 c. à s. de graines de pollen

Un splash de compote dans un bol, un autre de yaourt et ce deux fois de suite. Plongez la lame d’un couteau et formez de belles volutes. Couronnez d’une fraise en éventail. Dénichez ce qui pourrait apporter la petite touche croustillante : meringue, crêpe dentelle, palet breton ou spéculoos. Parachever avec un soupçon de graines de pollen. Il ne vous reste plus qu’à trouver un bel intitulé pour ce dessert TGV.

3 commentaires

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  1. Super! Merci pour ces rapides recettes 🙂
    Une autre: une « vieille » miche dure passée au grille pain, avec un reste de filet de poulet, un poivron vert cuit ou un piquillo, et un morceau de n’importe quel fromage qui traine dans le frigo (avec la chaleur du poulet et du poivron, il va fondre) et hop

  2. Merci Domitille ! C’est hyper appétissant et très créatif. Couleurs équilibre, c’est parfait!

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