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Expérimentations en cuisine

Faire son beurre… vegan

Dans la série des expériences culinaires, en voici une qui devrait plaire aux gourmands comme aux vegans : le beurre de fruits de saison. On démarre avec un beurre de pommes ?

Dans cette cagette, tous les ingrédients du faux beurre. Fou non ? ©Olivier Cochard

Quoi de plus banal que de l’étaler sur une tranche de pain frais ou que d’en agrémenter son plat de pâtes. Le beurre est en effet, avec la crème, un de nos fondamentaux culinaires. La France en est d’ailleurs le plus gros consommateur au monde avec plus de 3 kilos par habitant par an pour une production d’environ 372 800 tonnes ! Beurre terroir AOP, beurre allégé, doux, demi-sel ou salé, le beurre est à la France, ce que le peanut butter est à la Grande-Bretagne, le ketchup aux États-Unis, autant dire… une religion.

Et si nous troquions, de temps à autre, notre bonne vieille baratte contre un beurre de fruit veggie ?

Petites pommes deviendront beurre... ©Olivier Cochard

Quid du beurre végétal (sans lactose)

La révolution alimentaire étant en marche, je m’oriente, moi aussi, envers et contre mes origines (normandes!), vers des produits plus diététiques, pour remplacer tout ou partie des ingrédients de mon garde-manger. Aussi et afin de clarifier cette tendance montante, me suis-je moi même essayée, à la fabrication de mon beurre de fruit maison.

Que vous soyez intolérant au lactose, végétalien ou que vous ayez simplement envie de bousculer vos habitudes, toutes les raisons sont bonnes pour tester cette recette, tabernacle !

Comme dans du beurre

D’une extrême simplicité, cette recette, qui nous vient tout droit du Québec, associe à un fruit de saison (la pomme) et l’huile de coco, riche en acide laurique précieux allié pour faire baisser le taux sanguin de mauvais cholestérol. Le mélange aboutit à un beurre de fruit qui contient 2 fois moins de graisses que son confrère laitier (composé d’au minimum 82% de matières grasses), qui favorise l’assimilation des oméga 3 et 6 et qui est a fortiori bien plus riche en fibres. Pour ne rien gâcher, c’est un vrai délice et puis, disons-le, faire son propre beurre est tout bonnement extraordinaire !

Tellement simple, tellement bon... ©Olivier Cochard

Recette du beurre de pommes

Les ingrédients du faux beurre
100 grammes d'huile de coco
4 pommes rustiques
1 morceau de gingembre frais
Les zestes d'un citron vert
1 pointe de sirop d'érable ou, à défaut, de sucre roux (type rapadura ou muscovado, disponibles en magasins biologiques)
Une pincée de sel

Rincez, tout d’abord, vos pommes sous l’eau claire. Fendez-les en quartiers grossiers, en prenant soin d’ôter queues et pépins. Laissez la peau sur les fruits pour plus de saveurs et de nutriments. Faites, revenir vos morceaux dans un fond d’eau. Laissez «compoter» gentiment. Retirez du feu. Mixez avec les zestes de citron afin d’obtenir une compote onctueuse. Faites fondre l’huile de coco. La compote tiédie, ajoutez l’huile de coco fondue, le sel,le gingembre et le sirop d’érable (facultatif). Mixez de nouveau le tout, jusqu’à obtention d’une purée bien lisse. Versez dans un petit pot à conserve ou tout autre moule à beurre en bois (que vous aurez préalablement chiné et nettoyé!). Placez au réfrigérateur au minimum 4 heures.

Voilà votre beurre prêt à tartiner, à utiliser dans la confection de pâtisseries ou pour toute cuisson à la poêle (crêpes, légumes croquants, féculents…) et même en masque pour le visage, hydratation et économies garanties !

Epate garantie avec ce beurre de pommes. ©Olivier Cochard

À Babeurre

Variez les plaisirs en changeant de fruits selon la saison : poire, kiwi, mangue, kaki, orange, avocat… toutes les audaces sont permises !

Notez que le beurre de fruit se conserve 3 à 4 jours au frais et que la recette est idéale à réaliser avec des fruits trop mûrs.

19 commentaires

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  1. Je viens de tester : c’est délicieux. J’adopte !
    Allez ! Cette nuit, je mets un peu d’huile de colza au freezer pour voir si ça la fige assez pour remplacer l’huile de coco !

  2. Petit problème : l’huile de coco, n’étant pas locale pour moi, est exclue
    Je peux la remplacer par quoi ?
    Je suis en Europe

  3. question bete et qui tue !!!! je n’ai pas de magasins bio dans mon coin…. ni aux alentours…. je me demandais si … oserais – je dire le nom…. la végétaline pourrait éventuellement remplacer l’huile de coco ??? oups je sors ou pas ?????? je déteste le beurre de vache ça pue et ça me fait mal au coeur ….. enfin me donne envie de gerber …. mais si j’ai bien ou mal compris la végétaline des gens s’en servent pour faire des gateaux ou des trucs sucrés ???? est ce une nullité ou pas ??? sinon par quoi remplacer l’huile de coco??????? j’ai rien sous la main a part l’huile d’olive !!!!! et encore merci de ta réponse …..

  4. Je suis d’accord : joli l’impact carbone! Merci aussi pour nos producteurs de lait qui se font ruiner par Lactalis. Nan, franchement RIEN ne peut remplacer un bon beurre normand…ou alors du breton peut-être 🙂

  5. Ravie que cette recette apporte une alternative aux végans et curieux de nouvelles saveurs ! Pour ce qui est de la conservation, mon beurre réalisé depuis une semaine n’a pas bougé (enfermé dans une boîte hermétique en verre au réfrigérateur!).

    Bien à vous

  6. Je viens d’en faire cet après-midi avec les pommes de mon jardin, c’est carrément mortel… le seul problème c’est que je risque d’en manger quatre fois plus que le beurre!!! Et sur la peau… absolument fantastique, ça pénètre, ça sent bon et ce n’est pas gras… complètement fana et je vais essayer plein d’autres parfums!

  7. Cher Loulou,
    Pour ma part, j’ai un citronnier sur ma terrasse qui m’offre des citrons à profusion et suis parvenue à faire re-pousser un rhizome de gingembre à partir d’un reste… quant au sirop d’érable, qui peut tout à fait être remplacé par le miel d’un apiculteur voisin, il s’est immiscé dans la recette comme un clin d’œil à ses créateurs, nos cousins québécois ! Aussi, libre à chacun de ré-inventer cette base avec les ingrédients qui poussent devant sa porte… 😉

  8. Otez moi d’un doute, la ruche qui dit oui, c’est pas censé etre la promotion du local?! Ah oui pardon il y a des pommes dans la recette, ca sauve tout, au milieu de l’huile de coco, du gimgembre, du citron vert, du sirop d’erable…ou de la mangue, et de l’avocat…

    1. Bien d’accord…. Il semble y avoir quelques petites incohérences « d’idéologie » dans cette recette…

  9. Bonjour Anne-Marie et Sylvette,
    Loin de diaboliser le beurre (mes origines normandes me le défendent !) et amoureuse de ce produit au goût savoureux (rien de tel qu’une lichette de beurre Bordier aromatisé au yuzu !)…, l’idée de cette recette est avant tout de proposer une alternative à celles et ceux qui font le choix de ne pas consommer d’aliments d’origine animale, démarche tout aussi respectable que le locavorisme, car elle n’est pas sans incident sur le réchauffement climatique… Il faut de tout pour faire un monde… plus juste. 😉

  10. Je suis bretonne et je ne peux pas vivre sans beurre demi-sel, mais ma curiosité me poussera certainement à tester, ça a l’air bien bon ! Merci pour la recette !

  11. Bonjour
    Ce n’est pas du « faux beurre » c’est de la vraie margarine, faite avec de l’huile importée du bout du monde. Les mots ont un sens et l’empreinte carbone un poids.
    Les éleveurs français doivent en avoir ras la channe à lait de toutes ces inventions.
    Il y a quelques années un médecin – une femme très versée dans l’art de l’acupuncture – m’a fait abandonner les produits de substitution au beurre qui m’étaient conseillés pour faire baisser mon mauvais cholestérol et m’a permis de revenir au beurre frais, jamais cuit bien sûr, en quantité modérée.
    Succès total tant du point de vue gustatif que sur les résultats d’analyse!

    1. Peut être aussi qu’il y a des gens végétaliens qui ne veulent pas non contribuer au mal être des vaches laitières pour manger du « bon beurre »…

    2. Je suis d’accord avec anne-Marie concernant les produits de substitution: du vrai beurre consommé avec modération ne nuit pas à la santé. Arrêtons de diaboliser ce pauvre beurre que nous avons consommé avec délice tout au long de notre enfance ( pour bon nombre de cinquantenaires comme moi en tout cas).
      Pour les angoissés du cholestérol, il est peut être possible de remplacer l’huile de coco par une autre huile moins couteuse en carbone ?

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