Disparition trop ordinaire d’un éleveur laitier

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Cette fois c’est terminé. Philippe Ridet peut ranger son matériel de traite et jeter son réveil. Le 5 septembre 2014, la liquidation judiciaire de son exploitation a officiellement été prononcée. Trop de difficultés à maintenir son paquebot fermier. L’Ile-de-France raye de sa carte un nouvel éleveur laitier. L’hécatombe fermière n’en finir donc jamais ?

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Pourtant il y croyait Philippe. « C’est un rêve de gosse, une passion qui ne m’a jamais quitté : devenir éleveur laitier. Il y a 14 ans, je me suis installé à Allainville dans les Yvelines et me suis endetté pour une trentaine d’années. » Pour s’installer, construire un toit pour ses bêtes (pas pour lui, il vit toujours dans une caravane) et une fromagerie aux normes ultra- draconiennes, Philippe emprunte plusieurs centaines de milliers d’euros. C’est beaucoup. Trop sans doute. « C’est parfois dur mais je ne regrette pas, » confie-t-il en 2012, jonglant entre les traites des vaches et celles de ses banquiers.

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Autour de lui, pourtant, c’est la dégringolade. La France perd en 10 ans 42% de ses exploitations laitières (entre 2000 et 2010). Le cours du lait chute, la fin des quotas laitiers s’annonce mais Philippe veut y croire. Vendre son lait à la laiterie ne permet pas aux petits éleveurs de s’en sortir ? Il choisit dès le départ de transformer l’intégralité du nectar de ses 75 vaches. « A partir de trois types de fermentation, le lait de la traite du matin-même, je propose une demi-douzaine de fromages différents. Je fabrique aussi des yaourts, de la faisselle, de la crème fraîche…»

« Avec moins de 150 éleveurs en Ile-de-France et des exploitations hors sol de plus en plus pharaoniques, il paraît que je suis aujourd’hui une espèce menacée. J’ai résisté à la crise de la vache folle, je passerai ce nouveau cap. » Ces déclarations optimistes, c’était en 2012, au moment où Philippe décide de faire appel à ses clients pour acheter la machine qui devait révolutionner son existence : la fabuleuse conditionneuse. Une bécane capable de remplir 700 yaourts par heure (soit 3 fois plus qu’à la main), de les fermer par thermoscellage (ce qui augmente leur conservation d’une semaine environ), de les dater et les étiqueter.

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Philippe pour le tournage du petit film de Kisskissbankbank.

En quelques semaines, sur le site de Kisskissbankbank, le laitier le plus populaire des Ruches parisiennes réunit les 8100 euros escomptés. Le Département et la Région mettent sur la table 7400 euros, reste à en glaner 6000. Auprès de la famille ? Du côté de Philippe, n’y comptez pas. Ce sera donc auprès des banques qu’il faudra une fois encore s’adresser. Une paille quand on a un beau bilan à présenter au guichet. Une montagne quand le facteur préfère les papiers bleus aux cartes postales. « En fait, on m’a prêté trop ou pas assez.» Résultat, les banques plusieurs fois contactées refusent d’allouer les deniers. De fabuleuse conditionneuse, il n’y aura pas. Terminé le développement. Exit la bouffée d’oxygène dans une production déjà au taquet.

Philippe encaisse. Philippe se terre au lieu de hurler. Car chez ces gens-là on ne parle pas monsieur, on ne parle pas.

Alors, l’air de rien, l’éleveur continue de produire ses yaourts à la main, réussit à re-créer un Coulommiers fermier, assure ses nombreuses livraisons avec le sourire et répond immuablement « impeccable », quand on lui demande comment ça va. « Impeccable », ce doit être son mantra pour tenir le cap.

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A la ferme, c’est une autre histoire, les dettes s’accumulent, les investissements deviennent impossibles. Quand une machine lâche, le produit doit s’arrêter. Terminé le lait pasteurisé. Il devait y avoir de nouveaux parfums pour les yaourts ? Pas de deniers pour financer les autorisations de mise sur le marché. Alors forcément le Pot au lait se fissure, tout ça commence à craquer. Et quand la crise en rajoute une louche (-25% de chiffres d’affaires cette année), ça devient mission impossible. « Moi je ne dis rien, je ne montre rien. Mais ça fait 14 ans que je galère. Cette fois, je lâche l’affaire. »

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Le 5 septembre 2014, sommé par le tribunal de grande instance de Versailles, Philippe rend son tablier, son étable, sa fromagerie et ses 75 vaches.

 

 

 

 

41 commentaires

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  1. je suis agricultrice dans les vaches laitières c’est une castrophe le prix est bas je suis très triste marie

  2. C’est dur dur j’avais suivie son financement participatif avant de voir que ces produits n’étaient plus proposer dans ma Ruche… La ferme BIOCERONNE rencontre elle aussi de grosses difficultés avez vous des infos ?
    La question reste tout de même entière, un marché parallèle est-il tenable ? Chez moi (78) les Ruches ferment et leurs fournisseurs aussi, je m’approvisionnement différemment mais ça serait mentir que de dire que c’est simple tous les jours.
    Excellent journée à tous.

  3. Le chaumage les faillites…ces tares pires que tout devraient etre eradiques…cela montre les anomalies d un systeme injuste et inhumain qui ecrase les plus demunis…C EST LA HONTE POUR LES DIRIGEANTS LES POSSEDANTS LES BANQUES…L ETAT…incapables de trouver des solutions adequates…qu ils cedent la place a ceux qui sont VRAIMENT CAPABLES DE NOUS SORTIR DE LA.

    1. Ce garçon est certes sympathique,mais vraiment pas réaliste : s’endetter pour 30 ans pour réaliser un rêve d’enfant…cela ne donne de bons résultats dans aucun secteur économique !
      Ce n’est vraiment pas un exemple à suivre,ni un de ceux qui sont le plus à plaindre.

  4. C’est affreusèment triste cette histoire et cet engrenage dans lequel il a été broyé. Et pourtant les consommateurs sont dans sa région. ..Et ils continuent de consommer des produits laitiers qui viennent d’où?

  5. Merci beaucoup pour ces infos.

    Pardonnez mon insistance, mais je pense que pour beaucoup d’abeilles (et de façon plus générale, pour tous ceux qui adhèrent consciemment ou non aux valeurs de La Ruche), l’histoire du GAEC du Pot au Lait génère, si ce n’est de la frustration, au moins de l’incompréhension.

    On comprend bien le constat, mais on n’en comprend pas les causes. Et on a sincèrement envie de comprendre.

    Du regard de l’internaute (dont l’abeille), on ne pouvait qu’avoir l’impression que l’affaire roulait. Soutiens de toute part via La Ruche, Les Chambres d’Agriculture d’IDF, KissKissBankBank, la clientèle ravie par la qualité et nombreuse (non?), partenariat avec un label, médias… BREF, une success story comme on les aime, complètement en phase avec le climat du retour au local, du collaboratif, du durable, etc. Une impression théorique que le travail comme accomplissement de soi finit toujours par s’affranchir de n’importe quel obstacle. Aujourd’hui, les fromages du Pot au Lait, produits d’une passion, produits qui m’ont particulièrement touchée, n’existent tout simplement plus.

    Il serait déplacé (en plus!) d’embêter M. Ridet et son équipe, mais je reste sur l’impression que faire la lumière sur l’expérience du GAEC pourrait être incroyablement utile, et ce à tellement de niveaux…

    Alors je me permets de poser la question : que s’est-il passé???

    1. Un voisin a racheté les terres de Philippe mais pas pour l’élevage, pour les céréales. Les bêtes de Philippe ont toutes été vendues. Lui a été embauché par son voisin (comme céréalier donc). Il y a une semaine, il plantait des fèveroles…

  6. Nouvellement inscrite à la ruche, je viens d’apprendre ce qu’il lui arrive et suis très peinée de son sort. j’apprécie beaucoup les produits laitiers et je suis révoltée qu’on n’aide pas plus les petites exploitations plus respectueuses de l’environnement et du bien-être animal… Histoire de gros sous encore une fois…

  7. Qu’un mot à dire putaindebordeldemerde !!! Je reprends les commandes du samedi après 4 semaines, tiens plus de Philippe me dis je ??? Tout le monde a le droit de breaker. Puis je relis le blog et je tombe là dessus. Après le reportage sur les palmiers d’indonesie et celui du textile en Chine, on a juste envie de pleurer de désespoir. C’est révoltant et triste, bon courage Philippe et tout le soutien de la famille à qui tes yaourts, crème et coulommiers vont manquer. Moi c’est ton sourire qui manquera le samedi

  8. Vraiment cela m’écœure et me révolte, je ne connais pas Philippe et n’ai jamais eu la chance de goûter à ses produits… mais si une collecte se fait et qu’il n’est pas trop tard je suis partant pour participer… même modestement (actuellement au chômage). Heureusement qu’il reste des gens comme lui qui croient en leur idéaux. Juste une bataille de perdu… pas la guerre Philippe.

  9. Erreur de manip’ Bon courage Philippe, ne baisse pas les bras, tiens le coup, tu as aidé à donner la vie à tant de veaux, produit tant de chose, tu as le droit de la vivre.

  10. Courage Philippe,
    En effet, c’est de plus en plus difficile d’être producteur de lait, mon père s’est installé en 1985, quand on regarde les « fiche de paye de lait » de la coopérative, on s’aperçoit que le prix du lait n’a même pas pris 1% d’augmentation (il serait alors de 0€45 le litre actuellement) alors d’accord un certain chercheur de l’inra dira que l’on a gagné 20% d’augmentation en terme de production mais depuis, Combien avons-nous dû mettre sur la table pour se mettre au norme environnementale? combien pour le bien être animal? combien en terme de qualité et de traçabilité? Les consommateurs ne sont au courant de rien, et ils achètent leurs produits laitiers toujours au même prix.
    A cela il y a une réalité psychologique: la société travail de moins en moins tant mieux pour elle, mais l’agriculteur travail 60 à 70 heures semaine pour gagné un smic ou a peine plus, quand on en parle à la famille ou à des amis, on nous prend pour des fous. On a choisit notre métier, on sait à quoi s’attendre. Pour moi, ce qui me fait avancer c’est la passion de vivant. J’ai mal au tripes pour Philippe c

  11. Bon, Philippe… Je sais un peu ce que tu traverses. Je suis passée par là. Un troupeau de laitière avec transformation, c’est un choc avec écho…
    J’espère que tu as un bon contact avec le mandataire judiciaire et qu’il n’a pas nommé d’administrateur.
    Il faut beaucoup de force et de courage pour être producteur laitier, et encore et encore pour passer par la porte de la liquidation. Mais je te rassure. Je vis mieux maintenant, avec une certaine philosophie. J’ai appris beaucoup de choses… qui me sont utiles aujourd’hui.
    J’ai bouché mes oreilles, j’ai fermé la bouche et j’ai regardé loin devant. Les choses ont passé et la route s’est élargie. Je t’embrasse bien amicalement. Sylvie

  12. Dans ces moments difficiles , j’espère que Philippe pourra s’apaiser un peu .
    Et si Philippe le souhaite , si la ruche met en place , une initiative pour l’aider de quelque manière que ce soit , je pense qu’il y aura pas mal d’abeilles qui répondront ! 🙂

  13. Tout à fait d’accord avec Jean-Pierre, on se bouge !
    On fait une pétition, on envoie un courrier au ministère de l’agriculture… Et en effet, la Ruche Mamma revendique son agrément ESS pour le soutien qu’elle apporte aux producteurs locaux, c’est le moment ou jamais de le montrer !!

    ps : infographie à faire tourner pour que tout le monde sache ce qui se cache derrière la ferme des 1000 vaches… : http://enviedepaysans.fr/blog/wp-content/uploads/2013/10/INFOGRAPHIE_ENSEMBLE11.png

  14. De plus en plus de producteurs sont en redressement, seuls dans leur coin. Il faut savoir que certains mandataires (représentants des créanciers) sont d’une fermeté pitoyable, exigent des documents comptables a ne plus en finir et trop coûteux pour de petits agri, sans parler des honoraires. Aucunes distinctions entre la grosse boite qui fait des millions de CA et le petit producteur.
    De plus, s’ils voient qu’il n’y a pas suffisamment a gagner, ils préfèrent liquider en se servant les premiers.

    Tout mon soutien a toi Philippe et les autres qui te suivent de si prés.

  15. J’ai lu tout les messages, c’est un formidable élan qui s’annonce. Il faut faire du bruit.
    Tout en respectant les souhaits de Philippe de prendre du recul, il faut trouver une repreneur
    et intervenir auprès du tribunal, il n’est peut-être pas trop tard pour sauver l’exploitation.

    Alors trois propositions :
    – tout d’abord une pétition (oui je sais, il y en a déjà trop…) mais face au « 1000 vaches de la Somme » , la disparation de l’exploitation de Philippe doit interpeller le ministre !
    – d’autre part il y a le rassemblement des Responsables de Ruches ce W-E. Il faut, là aussi, que ce soit la mobilisation de tous les responsables qui y soit lancée. La « RUCHE Mamma » ne peut pas se dérober.
    – enfin il y a aussi tous les producteurs dans toute la France à mobiliser. Car après Philippe, il y en aura d’autres, hélas…

    Chez nous en Moselle c’est un éleveur de porcs qui se retrouve sans exploitation.
    Alors, Guilhem , « Equanum » et les autres qu’est-ce qu’on fait ?

    Jean-Pierre DELANNOY
    Responsable de « La RUCHE de METZ »

    1. Vos messages de soutien sont très touchants. Nous restons en contact avec Philippe de très près. Pour le moment, il n’a pas d’autre projet que de souffler et en finir avec toutes ses difficultés financières. On réfléchit à une mobilisation possible et on vous tient bien évidemment tous au courant. N’hésitez pas à nous avertir quand certaines fermes commencent à tanguer que l’on puisse se mobiliser quand il n’est pas encore trop tard. L’agriculture fermière est tellement fragile…

  16. Pour avoir dégusté pendant deux ans les produits de Philippe , je suis vraiment attristée par la nouvelle. Et s’il y a un moyen d’aider , j’en suis ! Bon courage à Philippe pour la suite !

  17. Ce monde marche sur la tête et ce n’est pas pret de s’arrêter malheureusement, voir disparaitre un agriculteur pasionée qui propose des produits de qualité c’est navrant
    Ce monde ne nous laisse plus rêver à nos passions et ne nous permet plus réaliser ce pourquoi nous nous levons le matin.
    Merci Philippe pour ces bons produits et pour y avoir cru jusqu’au bout, tous mes voeux de réussite pour votre nouvelle expérience

  18. Courage Philippe,
    Il y a certainement quelque chose à faire… à nous tous…? Hélène…?
    Pas seulement parce qu’on a aimé ses produits laitiers mais parce l’on sait que leur éthique de travail est l’avenir de tous et qu’il faut les aider, genre « David contre Goliath »… à vivre de leur métier, tout simplement…ou alors comme d’anciens courageux: « Tous pour un… » ?
    Bon…on se bouge… ? 🙂

  19. Bonjour,encore et encore nos agriculteurs victime de ce carnage de la saisie de leur terre.Je suis de normandie et combien de fois j encore le meme discours de fermier malade ,depressif perdant leur outil de travail apres tant de labeur a construire leur exploitation,beaucoup n ose plus affronter cet acte et commette l irreparable lourd de consequence pour leur famille(suicide).J ai participer pour ce fermier a l achat de sa machine a yaourts.Quel gachis…………………..COURAGE. IL FAUT REBONDIR

  20. Une bien triste nouvelle…
    De la peine oui, mais pas que pour les bons produits de Philippe que je ne pourrai plus savourer. De la peine, de l’incompréhension, de la révolte surtout en voyant que la ferme des 1000 vaches vient d’ouvrir alors que celle de Philippe met la clé sous la porte… Après tant d’années de courage, de dévouement et de passion. C’est écoeurant.
    Je suis d’accord avec Isabelle & co, ne peut-on pas se regrouper et faire quelque chose pour Philippe ?

  21. Vraiment très triste de lire que cette histoire si belle mais si dure doit s’arrêter. Bon courage pour ce nouveau départ, c’est une page qui se tourne et je vous souhaite le meilleur pour l’avenir.

  22. Insupportable ce genre de nouvelles… Mais réjouissant les quelques messages… Je suis pour !… Courage Philippe des abeilles peuvent t’aider ! J’aime trop vos produits !

  23. Ouahou ! Super !
    Je vais dire à Philippe de faire un tour sur cette page !
    On croise les doigts. En espérant aussi qu’il ait encore le courage de partir sur un tel projet.

  24. Moi aussi j’ai mangé les produits du pot au lait, alors d’accord pour aider!si c’est possible !
    Une leçon aussi si des producteurs se trouvent dans des difficultés comparables,sans être des mécènes on peut donner un coup de pouce en s’y mettant tous, ça peut permettre de passer un cap!

    Marie Hélène

  25. On suit 🙂
    Si chacun des membres des ruches parisiennes ou pot au lait allait toutes les semaines, donne 10€ ou plus, cela peut très vite aider Philippe à proposer au tribunal de commerce une reprise d’activité.
    Pourquoi ne pas organiser la collecte de fond à partir du site de la ruche?
    A chaque commande nouvelle les membres peuvent ajouter la somme de leur choix en cochant une case particulière, la ruche pourrait ainsi lui envoyer les fonds de manière hebdomadaire. Une solution que ne coute pas grand chose à chacun…

  26. Que c’est triste !
    C’est vrai, Isabelle a raison, ne peut-on rien faire ? Les Ruches, les clients etc …
    On ne peut plus se mobiliser ?

  27. POUCE !!!
    Je suis peut-être une douce rêveuse, mais on ne peut plus rien faire ? La ruche ne peut pas monter au créneau, avec ses milliers d’abeilles partout en France, ça en fait du monde qui pourrait se mobiliser, non ?
    Que faudrait-il pour que ça redémarre ?
    Dans ma ruche, une abeille demande déjà de façon spontanée comment on pourrait aider. On suit ?

    1. Ca fait plaisir toutes ces propositions de soutien. Nous allons les transmettre à Philippe. Pour le moment, Philippe ne souhaite pas continuer son exploitation (et c’est d’ailleurs trop tard) mais se reposer un peu de tout ça. Un voisin lui a proposé du travail comme céréalier, il devrait accepter. Il a été l’un des pionniers dans cette aventure de la Ruche qui dit Oui et on ne va pas le lâcher. Restons tous prêts à nous mobiliser quand il aura un nouveau projet.
      Voici son mail si vous voulez lui envoyer vos messages de soutien en direct, ça fait toujours du bien : gaec.potaulait@orange.fr

  28. Je suis désolé d’apprendre cette triste nouvelle.
    Je souhaite de tout mon cœur que Philippe parvienne à retrouver une activité digne de ses talents.
    Un client qui s’est régalé durant 2 ans de ses produits.

  29. Merci pour cet article qui brise le cœur…
    Les produits du Pot au Lait étaient si excellents, quelle tristesse…
    Philippe, merci pour votre passion, je vous souhaite tout le courage nécessaire pour surmonter cette épreuve.

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