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Croquons le vivant !

Le sacre du printemps

Allez, zou l’hiver ! On arrête de boulotter des cookies sur le canapé et on fait place nette dans nos assiettes. Comment privilégier les nutriments pour chouchouter notre organisme et booster notre vitalité ? Il suffit de suivre nos bonnes idées.

La crêpe de compet !

Vous pensiez en avoir fini avec les crêpes de la Chandeleur et de Mardi gras, mais retournez-y sans culpabilité avec une version fermentée, parce que c’est bon pour la santé. Le principe : laissez du temps au quinoa pour qu’une armée d’invisibles opère spontanément et mobilise saveurs et probiotiques. Ajoutez crucifères et oléagineux des plus vertueux, comme le brocoli et l’amande. Et voilà une version ultra rapide pour fleurir votre flore intestinale. Les légumes lacto-fermentés vont se retourner dans leur bocal !

Les ingrédients pour une douzaine :
200 g de quinoa blanc
15 cl de lait d’amande
2 c. à s. rases de purée d’amande
250 g de fleurettes de brocoli
1 gousse d’ail
1 petit bouquet de persil
2 œufs
3 c. à s. d’huile d’olive
½ c. à c. de bicarbonate de soude
Sel, poivre

Comment s’y prendre ? 24 heures à l’avance. On trempe le quinoa dans un bol d’eau filtrée toute une nuit.
Égoutté et rincé, on le mixe avec le lait et la purée d’amande dans un bol. Pause de 12 heures pour qu’il fermente à température ambiante, couvert d’un linge. Oh surprise ! Voici une pâte toute mousseuse. Plongez quelques minutes les fleurettes de brocoli dans une casserole d’eau bouillante salée jusqu’au point de tendreté. Égouttées, mixées avec l’huile d’olive et la gousse d’ail hachée, cette belle crème verte va rejoindre le quinoa fermenté. Ajoutez les jaunes d’œufs, le bicarbonate de soude et les blancs en neige. Salez, poivrez. C’est prêt à cuire ! Recto-verso, à feu doux dans une poêle avec un filet d’huile d’olive. Et après ? On savoure nature, chaud, tiède ou froid escorté d’une petite verdure.

Atouts printinophiles : sans gluten, sans lactose mais pas sans protéines avec celle du quinoa et des œufs, tout en respectant l’équilibre acido basique.
Coefficient vitalité : 100 % si vous avez réussi un double salto en tournant la crêpe.

Le choix du foie

Encrassé par l’accumulation des déchets métaboliques que n’aura pas manqué de laisser l’hiver, notre foie est gras. Pas motivé par sa détox au kärcher, une disette à grands jets de tisanes et bouillons ? On le relance sans pression. Lentement mais sûrement, avec la reine de la saison qui sent le soufre : l’asperge. Entourée à l’envi de sa cour, tout aussi bien pourvue de cet oligo-élément indispensable à plus de 400 réactions enzymatiques : poireau, ail, oignon, échalote, ciboulette, radis noir, chou, brocoli, cresson… On les met deux fois par jour dans notre assiette assaisonnée de moutarde à l’ancienne, parce que ses grains sont épatants pour l’apathie hépatique. Vous n’avez pas idée de l’efficacité gourmande de cette petite botanique !

Les ingrédients pour 4 personnes :
16 asperges blanches
Quelques tiges de cresson
1 petit oignon rouge
La sauce :
8 c. à s. de kéfir de lait
1 c. à s. de moutarde en grains
4 c. à s. d’huile de pépins de courge
1 zeste et quelques gouttes de jus de citron
Sel, poivre

Comment s’y prendre ? Épluchez et faites cuire les asperges à la vapeur jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Émincez l’oignon. Mélangez les ingrédients de la sauce. Répartissez tous les éléments dans les assiettes. C’est joli ? Oui avec des graines de sésame et des fleurs de bourrache.

Atouts printinophiles : soufre végétal associé aux ferments du kéfir, c’est le combo gagnant du moment.
Coefficient vitalité : 100 % si vous débutez délicieusement toutes vos phrases par souf(f)rez que je vous dise…

Chlorophylle en goutte à goutte

L’oxygène, c’est la vie ! Mais l’hiver doublé d’un couvre-feu nous a quelque peu empoussiéré le corps et l’esprit. Faute de grande balade quotidienne en forêt, on peut les doper avec des aliments oxygénants. Facile à repérer, ils sont généralement verts, à haute teneur en chlorophylle. Avec une petite championne : l’huile essentielle de menthe. Il suffit d’une goutte pour retrouver aussitôt la fraîcheur de vivre.

Comment s’y prendre ? Elle se glisse partout en cuisine pour sublimer aussi bien un plat sucré que salé, une boisson chaude ou un smoothie. Attention toutefois aux précautions d’usage des huiles essentielles.
Pour un bouillon vert : cuire dans un bouillon de poule, le légume vert du moment, brocoli, épinard, petit-pois… Il suffit de mixer et d’ajouter une goutte. Peut-être une deuxième. En la matière, il faut goûter.

Pesto presto : le condiment multi-tâches

Tout simple à faire et en grande quantité pour tenir toute la semaine, réservé dans un bocal au réfrigérateur. Il suffit d’en ajouter une cuillerée par-ci par-là dans tous les plats : salade, soupe, sauce, vinaigrette, céréales, coquillages. Et pourquoi pas sur du pain grillé au petit-déjeuner.

Les ingrédients :
1 gros bouquet de persil
100 g d’amandes émondées
80 g de tomme de brebis râpée
2 gousses d’ail hachées
8 c. à s. d’huile d’olive
1 c. à s. de graines de pavot
1 zeste de citron et quelques gouttes de jus
Sel, poivre
2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée

Comment s’y prendre ? Il suffit de mixer tous les ingrédients.

Atouts printinophiles : l’arme fatale pour lutter savoureusement contre l’acidité, le stress, la paresse digestive tout en faisant le plein de calcium végétal avec quelques champions : persil et graines de pavot.
Coefficient vitalité : 100 % s’il est consommé allegro vivo

Palette angélique

Rien de mieux contre l’humeur morose que de cuisiner en suivant les principes de la chromothérapie du neuro-psychiatre et acupuncteur Dr Agrapart. Les couleurs seraient sources de stimuli sensoriels fabuleux pour augmenter notre vitalité. Prêts à échanger les pinceaux contre couteau et mandoline pour être bien dans son assiette ?

Comment s’y prendre ? En composant judicieusement. Les crudités sont riches en vitamines et fibres, mais point trop n’en faut au risque d’épuiser le feu digestif. On contourne le problème en les associant à des légumes cuits.
Le cru : betterave, carotte, radis, roquette, oignon nouveau.
Le cuit : pomme de terre vitelotte, asperge, betterave.
On découpe finement, on emporte-pièce, on compose, on fleurit, bref on s’amuse ! Puis on arrose le tout d’une vinaigrette huile d’olive, vinaigre de cidre, ail et gingembre hachés.

Atouts printinophiles : en panachant le plus grand nombre de couleurs, vous additionnez les bienfaits spécifiques de chaque pigment végétal.
Coefficient vitalité : 100 % si vous voyez la vie en rose.

Graines de star

C’est fou ce qu’une graine peut contenir ! Parce qu’elle est biogénique, c’est-à-dire qui engendre la vie, elle a dans son petit barda une réserve impressionnante de nutriments. Grains de céréale, graines oléagineuses et graines germées, on les panache pour potentialiser leurs bienfaits.

Les ingrédients pour 4 qui veillent au grain :
250 g d’un mélange de graines : quinoa rouge et blanc, millet et sarrasin
5 feuilles d’ail des ours
2 oignons nouveaux
4 c. à s. de graines de poireaux germées
4 c. à s. de pépins de courge
La sauce :
4 c. à s. d’huile d’olive
4 c. à s. d’huile de pépins de courge
1 c. à s. de moutarde en grains
Sel, poivre

Comment s’y prendre ? 4 heures à l’avance pour laisser tremper le mélange de graines dans un bol d’eau filtrée, puis cuisson à la vapeur une dizaine de minutes. Les graines doivent être légèrement croquantes. Laissez refroidir. Émulsionnez tous les ingrédients de la sauce. Ciselez les feuilles d’ail des ours et les oignons, ajoutez-les au mélange de graines avec la sauce. Dressez dans les assiettes puis parsemez des pépins de courge et graines de poireaux germées.

Atouts printinophiles : on mise sur l’huile et graines de courge pour leur vertu détox, diurétique et vermifuge mais aussi leur richesse en tryptophane. Vous savez, cet acide aminé précurseur de la sérotonine, l’hormone du bonheur !
Coefficient vitalité : 100 % si vous trouvez l’intrus dans la recette !

7 commentaires

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  1. Pour info, certaines parties de la jonquille sont toxiques, d’autres comestibles. J’en ai moi-même mangé lors d’une formation par une spécialiste, et n’hésite plus à en parer mes salades ou gâteaux ! Plus pour l’esthétique que le goût, plutôt fade comme une laitue… Renseignez-vous sur la partie comestible (le « tuyau » central).

  2. Oui. Quand j’étais enfant, on me recommandait toujours de me laver les mains après avoir cueilli des jonquilles

  3. Bonjour, oui bien sûr graines germées et fleurs comestibles ! Par contre attention : vous mettez sur vos photos et (presque) dans vos assiettes la jonquille … qui est à ma connaissance classée dans les TOXIQUES (cf. par exemple le « Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques » de F. Couplan et E. Styner, édition Delachaux et Niestlé). L’esthétique d’une photo n’excuse pas tout !

    1. Merci Florence pour votre vigilance. Comme vous l’écrivez, les jonquilles ne sont pas dans les assiettes, seulement les comestibles fleurs de bourrache, primevère et d’ail triquette. Pour le plaisir d’une table fleurie, toutes les fleurs peuvent d’être invitées sans restriction!

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