Agriculture des villes

Agricool, les fraises qui poussent en containers

Des fraises qui poussent en hiver, sans voir les rayons du soleil, locales, écolos et en prime délicieuses, voilà la promesse d’Agricool. Balivernes ? Suivez-nous…

C’était sans doute la meilleure idée de l’été 2015 pour faire buzzer le projet : installer un container à fraises en bordure du parc de Bercy à Paris et intriguer le chaland avec quelques formules choc peintes sur ses flancs. Des fraises souriantes, les adresses Facebook et Twitter d’Agricool et 3 chiffres qui font mouche : 0 % pesticide, 0 % pollution, 0 % OGM. Là, pendant 4 mois, Guillaume Fourdinier et Gonzague Gru, les deux cofondateurs de la start-up, ont testé leur idée : produire des fraises dans un environnement complètement fermé.

Guillaume et Gonzague devant leur container du tonnerre.

File d’attente

« On sortait une barquette de fraises par jour alors qu’il fallait en produire 60, raconte Guillaume. Mais on prouvait quotidiennement qu’il était possible de faire pousser de bonnes fraises dans un container fermé 100 % connecté et qu’il y avait plein de gens prêts à les manger. » Pendant plusieurs mois, les curieux et les médias se succèdent : France 2, Europe 1, Le Monde, RTL… Sur le site d’Agricool où l’on annonce que 7 tonnes de fraises pourront être produites chaque année, – vendues autour de 3 € et quelques la barquette de 250 g et que, attention, la demande est énorme – les gourmands réservent en masse leurs fruits.  « Aujourd’hui, plus de 4 000 personnes attendent de pouvoir goûter leurs premières fraises, c’est stimulant », confie Guillaume.

Dans les containers, les réglages de lumière, d’hygrométrie et d’irrigation sont à 100 % automatisés. L'électricité est fournie par Enercoop (fournisseur d'énergies renouvelables).

À l’automne 2015, plus motivés que jamais, les deux fils d’agriculteurs des Hauts-de-France, passent à la vitesse supérieure. Sans relâche, ils testent leur mode de culture un peu partout et progressivement ajustent la lumière, l’hygrométrie et l’irrigation. Ils cultivent dans les sous-sols de The Family, une société privée d’investissement qui soutient plus de 100 start-up chaque année. Puis dans les locaux d’un bailleur social à Bagnolet, juste en-dessous d’un commissariat. Au fil des mois, le duo s’entoure d’ingénieurs qualifiés, réussit à augmenter le rendement des cultures, à faire baisser la consommation d’eau et d’énergie… En novembre 2016, consécration ! L’entreprise lève 4  millions d’euros, embauche 30 personnes et s’installe à La Courneuve.

Devinette. Sachant qu'en 2017, l’objectif est d’installer 75 containers à Paris. Qu'il faut trois containers pour créer un travail à temps plein. Combien d'emplois pourront-être créés ?

Contre-champs

Rien à voir avec le joli champ de fraises des images d’Epinal, Agricool se trouve aujourd’hui au fond d’une zone industrielle, dans un hangar avec vue sur l’A86. « C’est bien l’idée de notre entreprise, précise Guillaume, ne pas empiéter sur les terres agricoles qui disparaissent chaque année, mais s’installer dans ces endroits sans charme que personne ne convoite. » Dans leur antre de 1 500 m2, des containers blancs récupérés à Dunkerque testent isolément les paramètres de culture. Dans l’un, on joue sur le taux d’humidité, dans un autre, sur la distance entre les plants. Partout, des ordinateurs sortent des chiffres, des graphiques, des courbes…

Les fruits grossissent sous des lampes LED, des brumificateurs et grâce à des bourdons qui garantissent la pollinisation des fleurs.

Dans le container témoin de 33 m2, 4 000 pieds de fraises poussent sur un mélange de plastique et de coton recyclés et peaufinent leurs fruits pendant 11 semaines. Impossible d’y entrer avec ses chaussures sales sous peine de perturber la culture. Fanny en sort d’ailleurs tout juste dans un accoutrement futuriste, combinaison blanche et lunettes noires.

Il faut 400 ml d'eau pour produire 1 barquette de fraise de 250 g (soit 90 % moins d'eau que dans l'agriculture conventionnelle) et 3,57 kWh (l'équivalent de 10h d'une télé allumée).

« L’idée est de ne jamais utiliser de produits phytosanitaires dans les containers. Les fraises poussent sans pesticides » , rappelle Guillaume. Pour garantir une culture écologique, les ingénieurs ont déployé mille idées. Une petite ruche pilotée par ordinateur ouvre régulièrement sa porte imprimée en 3D pour faire sortir les pollinisateurs quand cela est nécessaire. Des insectes sont régulièrement mis à contribution pour lutter contre les maladies. Pour faire pousser les fraises, l’équipe récupère du gaz carbonique en bonbonnes qu’elle pluggue au cul du container, une bonne manière d’absorber le CO2 produit par les usines. Elle les nourrit également d’un mélange classique NPK (azote, phosphore, potassium) de synthèse en attendant de pouvoir trouver une solution organique.

« On va y arriver, l’Europe vient de nous financer un programme de recherche en bioponie » , se réjouit Guillaume. En attendant, Agricool utilise d’ores et déjà 90% de nutriments en moins que l’agriculture conventionnelle puisque la culture est en circuit fermé et rien n’est relargué dans la nature.

Les bonnes fraises sont celles qui ne se déplacent pas. Avec Agricool, elles ne voyageront pas au-delà de 20 kilomètres.

Depuis le début, tous ces programmes de recherche et développement servent à tenir la promesse première d’Agricool : produire de bonnes fraises. C’est-à-dire ? « Vu que tous les goûts sont dans la nature, les ingénieurs calculent régulièrement les taux de sucre et d’acidité des fruits pour arriver en toute objectivité au meilleur équilibre », explique le fondateur. Et alors, ça donne quoi ? Des fruits charnus et parfumés. Un peu comme les fraises que Gonzague cueillait chaque été dans le jardin de son Pépé.

41 commentaires

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  1. Bonjour,

    votre solution écologique au NPK : le digestat issu d’une installation de méthanisation (ultra assimilable par les plantes, souvent considéré comme de l’or vert). Ne vous restera alors plus que l’apport de matière organique…que vous n’aurez aucun mal à trouver.

  2. Le vrai problème c’est que ces fraises une fois en rayon dans le super marché ou à la ruche qui dit oui, pour vous, consommateurs potentiels, il n’y aura aucune information vous permettant d’identifier le mode de production de la belle barquette qui vous fait de l’œil! La seule indication sur l’étiquette sera la mention du lieu de production. Et donc, l’envie de fraise hors saison qui vous tenaillera, sera vite oubliée en considérant que « ce n’est pas grave si j’en achète, elles sont au moins locales! »
    Tous les biens intentionnés qui ne souhaitent pas contribuer (inciter) ce genre d’essor industriel seront ainsi « bluzzés » et y contribueront sans le savoir! Voilà pourquoi, ces deux innovateurs arrivent à lever 3 millions d’euros en 2 temps 3 mouvements : les études de marchés montrent qu’il y a pleins de consommateurs qui vont craquer pour des fraises hors saison et pas seulement des femmes enceintes!
    Moi, c’est différent, j’ai le privilège d’avoir la patience que les fraises de mon jardin murissent…

  3. Déplorable…
    Vive le marketing écolo, surfons sur la vague !

    Perso, je préfère manger de bonnes fraises bio et locales, 1 mois dans l’année, et les déguster ! Elles auront poussées au soleil et non sous des LED !!

    On utilise Enercoop pour l’électricité. Super, mais je pourrais aussi dire, je fais des tomates sous serres chauffées en hiver, mais chauffées avec Enercoop ! Comment se déculpabiliser, pfff.
    La production des LED est énergivore, et le recyclage des LED encore plus !!! Il y a la matière première des LED, le transport, le chauffage des usines…
    Créez l’offre, vous aurez la demande.

    Je suis déçue de cet article, alors qu’habituellement, j’aime beaucoup les articles de la Ruche.

  4. Je trouve malgré tout bien triste de ne pas respecter le cycle naturel des fruits et/ou légumes.
    Il y a des saisons…et des fruits et légumes de saison. La fraise n’est pas un fruit d’hiver, pourquoi donc aller contre nature?
    Ces fraises ne poussent pas en pleine terre mais dans un amas de coton, elles ne murissent pas au soleil, mais sous des lampes LED. J’ai du mal à apprécier tout simplement mais ce n’est bien sûr que mon avis.
    A croire que l’être humain ne supporte plus aucune frustration, ni même celle de se priver de fraises en hiver…

  5. Des fraises « en batterie » sans soleil et sans terre, quelle trouvaille!
    On peut les avoir propres lavées et déjà sucrées également ?
    Le productivisme s’empare de tout, decidement!

    1. Les « bouseux » hors la ville!? Chassons-les des rares zones agricoles périurbaines qui restent (par ex: le Triangle de Gonesse, situé à quelques encablures de la Courneuve, qui sera bientôt remplacé par le mirifique et énergivore projet de centre de loisirs AUCHAN: EUROPACITY!)
      Et continuons d’investir dans l’agriculture productiviste plutôt que de subventionner les petits agriculteurs bio qui se donnent tant de mal pour faire changer les mentalités et se démènent comme de beaux diables pour garder ou acquérir des terres!
      GRAVISSIME!!!!!

  6. Samedi 20 Janvier, vers 16h, j’ai envoyé un commentaire qui, manifestement n’a pas plu au modérateur de la Ruche! Sans doute trop critique vis à vis de cet article dithyrambique sur ce type d’initiative… Regrettable !

    Je vais être moins explicite, cette fois-ci. Je vais juste me cantonner à pointer du doigt un aspect majeur de cet engouement pour les cultures d’avenir (!) « hors sol, hors soleil, high-tech etc… » qui fascinent nos chers urbains « écolos-bobos ».

    Je cite : « « Rien à voir avec le joli champ de fraises des images d’Epinal, Agricool se trouve aujourd’hui au fond d’une zone industrielle, dans un hangar avec vue sur l’A86. ‘ C’est bien l’idée de notre entreprise, précise Guillaume, ne pas empiéter sur les terres agricoles qui disparaissent chaque année, mais s’installer dans ces endroits sans charme que personne ne convoite’. » »

    Quelle hypocrisie ! La Courneuve, c’est à quelques encablures des terres périurbaines, très fertiles, du Triangle de Gonesse qui sont menacées de disparition et de bétonnage pour y construire le fameux projet énergivore AUCHAN, EUROPACITY (son parc de loisirs avec piste de ski, son centre commercial avec sa « ferme urbaine », ses hôtels et parkings). Et je ne parle pas des mirifiques infrastructures à venir que nous promettent l’Etat et nos élus en vue d’être les mieux placés pour les jeux Olympiques de 2024 ! A vous de juger !

    Quid, dans cet article, des petits agriculteurs bio qui se donnent tant de mal pour changer les mentalités, (ne pas nous vendre des fraises à Noël par exemple !), qui se démènent comme de beaux diables pour acquérir des terres, des subventions ……. C’est vrai, quoi, ils ne viendront plus polluer les centres-villes avec leurs utilitaires vieillots et polluants, les jours de marché, pour nous vendre des fraises pas belles!!!!

  7. Mais qui peut bien avoir envie de manger des fraises en hiver…..? ou alors c’est en prévision de l’après prochain big bang quand on vivra tous sous-terre ou sous cloche?

  8. La vache, j’ai du mal à comprendre tous ces commentaires négatifs. L’idée de consommer moins d’eau, d’utiliser des endroits tout moche où peu de gens souhaitent travailler, avec une consommation d’eau réduite (ça va devenir une ressource tellement rare) et une réutilisation de CO2, c’est une bonne initiative.
    Après qu’on appelle ça bio ou pas, perso je m’en contrebas sévère. Ce qui est intéressant c’est de lancer des initiatives. C’est bien beau de savoir quels fruits manger à quelle saison, mais la personne lambda (surtout en ville) n’a pas cette notion (merci les supermarchés), certes à tort, mais c’est comme ça.

    Pour le côté consommation des led, effectivement ce serait pas mal de voir si c’est une consommation aberrante

    Alors voilà, même si ce n’est pas parfait (mais je ne suis pas capable de juger), je trouve l’initiative très intéressante.

    Je laisse la parole aux grincheux ha ha !

    1. Quant aux économies en eau, il faudrait un peu plus de précisions… Ils utilisent moins d’eau que qui ? que quoi ? D’où vient cette eau et où part-elle ?
      Un agriculteur de plein champ utilise en partie de l’eau de pluie, et surtout, l’eau qu’il utilise ne disparaît pas, elle retourne en grande partie dans le sol ! Je ne vois pas pourquoi les fraises en container auraient besoin de moins d’eau qu’en pleine terre.
      Et quant au 0% pollution, c’est surtout 100% marketing : comment les fraises vont-elles être livrées des containers à chaque ruche ? A dos de chameau ? Le problème de pollution à Paris restera le même ! Certes, le carburant utilisé au total sera moindre, mais la capitale ne respirera pas mieux ! Sans compter les pollutions cachées : toute la fabrication du matériel est également énergivore et consommatrice de ressources (ah mais pardon, ce n’est pas à Paris donc ça ne compte pas ?), beaucoup plus que celle d’un producteur de pleine terre, il me semble. Le soleil brille pour tout le monde, pourquoi ne pas l’utiliser ? Idem pour la pluie.
      Pourquoi pas produire ces fraises, si certains y tiennent vraiment, mais en faire la louange et les proposer comme une solution miracle, c’est un peu cavalier ! En tant qu’agriculture industrielle, elles n’ont qu’à fournir les supermarchés et laisser la Ruche aux vrais agriculteurs. Et si on manque vraiment de production de fraises de pleine terre, il serait peut-être temps de lancer une réflexion sur la pénurie de terres agricoles et des difficultés des jeunes à s’installer en agriculture (faute de terres suffisantes notamment), non ?

    2. L’initiative n’est pas complètement inintéressante, mais elle pose de nombreuses questions, qui mériteraient un peu plus de circonspection qu’un article presque dithyrambique. Sur le site de la Ruche qui dit oui, qui plus est, entreprise qui est censée promouvoir une alimentation différente de celle des supermarchés.
      Il y a un gros travail de réflexion à mener plutôt qu’un simple article au pied levé…
      Que certains franciliens soient complètement coupés des réalités de la terre et des saisons, je peux le comprendre et le but n’est pas de les culpabiliser, mais Paris ne vit pas sur une autre planète, et ce n’est pas en continuant à lui couper ses racines qu’on va lui faire du bien. Sans le reste de la France, Paris ne tiendrait pas longtemps, il est temps d’en prendre conscience. Et ce ne sont pas les fraises qui sont à la base de l’autonomie alimentaire, quand même. Il y a vraiment quelque chose de l’ordre du caprice, de refus de la frustration : alors que se retenir de manger des fraises pendant une bonne partie de l’année permettrait de les apprécier d’autant plus quand il y en a.

  9. Et le bilan carbone de toutes ces lampes led, c’est bio…?
    Beurk!! Vivement cet été qu’on mange des vraies fraises 🙂

  10. Avez vous vu beaucoup de bio dans les produits de la ruche? Moi pas!
    Ce système rassemble des productions de proximité seulement.

  11. AGROS = champ de terre/campagne + CULTURE
    = AGRICULTURE
    = activité de cultiver la TERRE, pas le plastique ni les containers… AGRICOOL c’est donc un poil abusif, comme nom !

    Sans compter qu’en BIO (cahier des charges européens de l’agriculture biologique), le lien à la terre est un point essentiel. Pour rappel (car le pas est vite franchi d’associer ÉCOLO ou NATUREL (!) à BIO…)

    On peut faire toutes les expériences que l’on veut, il faut rester rigoureux et ne pas tout mélanger dans une communication qui entretient la confusion. L’article aurait pu être intéressant avec un poil de rigueur et d’esprit critique.

  12. Si l’on ne considère pas les personnes « lambda » (comme dit Anne) comme une sous espèce incapable de comprendre les subtilités hypercomplexes du bon sens en matière de production et de consommation agricole (manger des produits de saison, cultivés dans un sol vivant par des agriculteurs qui peuvent eux aussi vivre de leur travail, considérer les produits lointains comme des produits de luxe à consommer avec raison, choisir le plus proche tant qu’on a un problème de gaz à effet de serre…), je pense que valider un quelconque intérêt écologique à ce type d’initiative est contreproductif. Cela entretient l’illusion que la technologie pourra sauver ce système d’hyper production de produits agro-industriels, de surconsommation, de sur-transport, et de gâchis à toutes les étapes de la chaine.

    Je déplore que la Ruche qui dit oui et des consommateurs qui se pensent avertis, comme Anne, gobent et défendent ces fausses solutions chimériques.
    Il faut rester exigeants et rappelle que ce n’est qu’une étape. Chacun doit continuer à exercer son esprit critique, et ne pas se laisser berner.

    Fertilement !

    1. est-ce mieux après autocensure ?!?
      Votre travail doit poser pas mal de cas de conscience…

  13. Les 2 gars ont l’air bien sympathiques….mais franchement,
    pourquoi vouloir manger des fraises en hiver ?????
    Caprice d’enfants gâtés !
    Bio ou pas, ces fraises-là ne m’attirent pas du tout : je n’en achèterai pas.
    Que ces garçons travaille plutôt à ce que chacun mange à sa faim.
    Et continuons d’apprécier à leur grande valeur les délices de chaque saison.
    Ou bien nous ne saurons bientôt plus RIEN apprécier du tout.
    À bon entendeur, Salut (et fraternité).

  14. Oups j’espère que cet article plein de louanges pour une culture hors sol, hors soleil, hors air, hors vie microbienne, et inhumaine, soigner des plantes à la lumière artificielle dans un endroit confiné, où tout est soit disant contrôlé, n’est pas la vitrine de « la ruche qui dit oui » et qu’aucun des membres n’a eu le soupçon d’idée de venir promouvoir à la vente ces produits.

  15. Pauvres générations à venir ! Que mangerons-elles de naturel ?
    J’OFFRE A QUI EN VOUDRA DES PIEDS DE FRAISIERS ANANAS – BIO
    QUI FONT ASSEZ DE STOLONS POUR POUVOIR EN DISTRIBUER.
    A Prendre à Villamblard Chantal Lamothe (dans l’annuaire )

  16. C’est un gros progrès par rapport aux champs de plastique chauffés, bourrés de pesticides et d’engrais qui produisent des fraises de mauvaise qualité, mauvaises pour la santé, au bilan carbone catastrophique et qui détruisent l’environnement. C’est « bien » aussi qu’ils utilisent l’électricité auprès d’ENERCOOP et qu’ils ne rejettent rien à l’extérieur. Ils absorbent même du CO2 produit par les usines voisines, car les plantes en ont besoin.
    Mais de là à dire que ce sont des fraises bio, il y a quand même un pas que je ne franchis pas, mais pas du tout !
    Cette information est intéressante, et je suis contente de l’avoir trouvée dans notre magazine, mais je pense qu’un commentaire un poil critique n’aurait pas nui.
    Merci quand même.

  17. Décidément je vieillis mal! Quelle idée de vouloir manger des fraises toutes l’année! Et en plus cultivées hors sol et à l’abri du soleil. J’espère ne plus être de ce monde quand tous les végétaux seront cultivés de la sorte. Allez voir le film « Soleil vert » sorti en 1973 et dont l’action se situe en 2022, vous comprendrez mon appréhension.

  18. 0% nature !….. Je ne comprends pas le plébiscite de ce genre de « truc » anti nature dans votre magazine ! Cela va dans le courant des animaux génériquement modifiés, du maïs transgénique et du soja OGM….. L’horreur!…
    Mangez sain = mangez les fruits et légumes de saisons : c’est simple !!!!

  19. Encore un truc pour les bobos, après tout c’est un marché porteur. Business is business.
    Pour produire ce qui reste un caprice de saison en toute saison, n’est pas déjà dénaturer le produit? Quand à son rapport énergie consommée et produite, je suis curieux d’en voir le bilan.
    Pour finir c’est du faux bio car hors sol, si l’exemple est de dire que l’on peut faire aussi merdique que les espagnol c’est réussi!
    La ruche pense-t-elle devoir promouvoir cette daube deux point zéro? Le top c’est d’annoncer l’alimentation en N,P,K, exactement comme l’INRA l’a ânonné pendant des décennies, alors que l’on sait qu’il y a infiniment plus de nutriments en pleine terre respectée comme dans le bio.

  20. Quand j’ai débarqué à Paris en 1975 on ne pouvait acheter des fraises à Noël que chez Fauchon et à prix d’or. Aujourd’hui vous pouvez en trouver à Auchan Carrefour et autres accessibles à toutes bourses et …. bourrées de pesticides. Qui a créé le besoin?
    En 1789 le peuple s’est révolté pour pouvoir manger du pain blanc: l’économie agricole s’est modifée pour que la production du blé soit la plus importante possible. Aujourd’hui le chic est de manger du pain au sarrasin ie la base de ce pain noir que les pauvres du 18ème siècle avaient onis.

    1. Attention : vous semblez tout mélanger sans rien creuser !
      exemple: le pain blanc fut longtemps réservé aux riches…jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que les farines blanches sont lavées de tous leurs nutriments, et qu’il est donc beaucoup plus sain d’utiliser des farines complètes (à condition qu’elles soient bio).
      Et si on préfère aujourd’hui le sarasin au blé, c’est parce que à force de vouloir à TOUT PRIX plein de grains de blé faciles à produire et à travailler, on a totalement (peu à peu) transformer cette belle céréale, la rendant finalement…impropre à la consommation !

  21. Sur quel substrat poussent -elles? eT l’électricité , ? beurk ça ne me fait pas envie. Et les nutriments ? Et les vitamines elle y sont ? J’aime la terre.

  22. La véritable écologie : diminuer nos besoins, aller vers la sobriété heureuse, remercier la nature pour ce qu’elle nous donne (encore) plutôt que la pousser à bout ou la forcer.
    Cette production hivernale de fraises a au contraire pour effet, sans parler de la consommation énergétique dénoncée à juste titre à travers les commentaires précédents, de créer des besoins et de nourrir l’idée selon laquelle tout plaisir consumériste et superficiel mérite d’être satisfait. Cette idée, qui a déjà transformé l’humanité en une énorme ogresse capricieuse, est en train de tuer la planète à petit et grand feu.

  23. Bio, écolo….? A quoi fonctionnent donc les leds? Encore de l’electricité utilisée inutilement pour des gens qui tentent une fois de plus d’aller contre le rythme de la nature et des saisons… Si c’est ça le futur, c’est triste…

  24. L’avenir, ce sont les low-tech, les solutions à basse technologie. Pas des trucs super sophistiqués qui consomment des matières premières (roches rares pour l’informatique) en voie d’épuisement.

  25. Ok, mais…. quid de la dépense en électricité ? et elle est produite comment, l’électricité ? (et les autres ressources nécessaires à cette production dont je n’ai pas idée comme le plastique, les ampoules LED tellement décriées, … ?) Pour moi, l’idée de base est noble, mais pas si respectueuse de l’environnement que ça in fine.

  26. Je ne comprends pas vos commentaires. Ces deux messieurs ne dénient pas l’intérêt des fraises de plein champ mais de celles qui sont cueuillies vertes, bourrées de pesticides et qui arrivent de l’autre bout du pays, ou d'(un autre autre d’ailleurs, quand ils ‘agit de l’Espagne ou du Maroc.
    Quand on vit à Paris, où la ceinture maraichère est lointaine et bien insuffisante aux besoins de la population, la plupart des gens achètent leur fraises au supermarché, elles viennent de très loin, sont de mauvaises qualité et ont un coût écologique élevé. Ils travaillent à remplacer ces ersatz de fraises par des fraises locales, saines, bonnes et qui ne seraient de toutes façons produites par personne (parce que bon, le nombre de producteurs de fraises qui viennent en direct vendre leur production sur les marchés parisiens, c’est epsilon). Ils ne prennent donc pas le travail d’autres agriculteurs locaux mais apportent à des consommateurs des fruits de qualité auxquels ils n’ont pas accès sinon.
    Permettre à des gens lambda de profiter de ce à quoi ils ne peuvent pas accéder, du fait de leur lieu de vie et de l’organisation agri-économique qui les entourent, il est où le problème?

    1. Eh bien si, il y a déjà des producteurs de fraises (et même bio) à la Ruche, donc que penser de cet afflux massif de fraises industrielles ? Admettons qu’elles se contentent de combler les trous de production des autres producteurs (ce qui est peu probable car leur prix risque d’être inférieur puisque produits sur place), quel est le sens de manger des fraises toute l’année ? Être déjà blasé quand la saison arrive ?
      Si tout est disponible tout le temps, ça commence à perdre sérieusement de son charme. Et de même que l’agriculture n’est pas seulement une addition scientifique de N,P,K, le goût ne se limite pas à un savant cocktail de sucre et d’acidité… il y a tout un imaginaire derrière (ça a été scientifiquement prouvé). Donc pour moi, ces fraises ont un goût amer de dénaturation, qui ne vaudra jamais celui d’une fraise de terre cultivée avec amour au soleil et à la sueur du front du paysan.
      Quant aux chiffres avancés de faible consommation en eau et en énergie, tient-il compte du coût énergétique de la fabrication et de l’entretien des équipements (containers, LED, matériel informatique, etc. etc.) ?
      Au-delà du défi technologique de cette expérience, loin d’être anodin, cela pose réellement question sur l’alimentation que nous souhaitons promouvoir, à la Ruche comme ailleurs.

    2. Il y a quand largement aucun problème à faire pousser les fraises au soleil, dans les champs, sans pesticides, et en France, voire en region parisienne. Point barre.

  27. C’est ça l’écologie ? J’ai du me tromper de site. Est-ce qu’ils ont au moins demandé leur avis aux bourdons s’ils avaient envie de vivre enfermés dans un container !

  28. Des fraises technologiques, de centre ville, entourées de câbles en plastiques, de lumière artificielle, des produits de synthèse, poussant sur du plastique, de bourdons d’élevage qui n’ont pas choisis leur destin, mais ça pollue, oui c’est cool en 2017 de produire la fraise technologique, le futur est arrivé près de chez vous, aujourd’hui. Allez je retourne à mes champs…

  29. C’est n’importe quoi. Niveau pollution, cette fraise n’a rien à envier à celle qui vient de l’autre bout du monde…

  30. Oui enfin en mission sur Mars ou bloquée dans un abri atomique, j’apprécierai. Mais, là bien plantée sur le plancher des vaches ne comptez pas sur moi pour acheter. Ce mode de production dénie tous les savoirs encore inconnus qui seraient bien utiles à des fraises de qualités. D’accord, avec Jens caprice de star.

  31. Oui enfin si on calcule l’énergie consommé pour satisfaire un caprice ça fait tout de suite moins rêver…
    Et le charme des fraise, ne réside-t-il pas dans leur saison éphémère justement…?

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