L'interview de Jocelyne Porcher

« Les vidéos de L214 sont une prise d’otage morale »

Depuis quelques mois, les dénonciations des conditions de production de la viande en France se multiplient, y compris dans les petites unités et en bio. Peut-on vraiment produire de la viande sans faire du mal aux animaux ? Faut-il cesser d’élever des animaux et de les manger ? Pour répondre à ces questions, nous avons interrogé Jocelyne Porcher, sociologue spécialiste de la relation entre l’éleveur et l’animal. Elle a été éleveuse, salariée dans une unité de production porcine et a publié Vivre avec les animaux un plaidoyer pour de meilleures méthodes d’élevage.

©Thomas Louapre

La question du bien-être animal dans notre alimentation prend de l’ampleur en France. Comment expliquez-vous ce mouvement ?

Ce mouvement ne vient pas d’en bas, le grand public est toujours déconnecté du système de production industriel. Le débat est amené par des journalistes, des philosophes ou des religieux. Aymeric Caron ou Matthieu Ricard ne sont jamais allés dans un abattoir. Depuis 30 ans, j’écris sur le sujet et je lis de nombreux spécialistes. Nous critiquons ce système industriel vieux de 150 ans et la souffrance qu’il engendre pour les animaux comme pour les êtres humains qui y travaillent. Mais nous prêchions dans le désert.

Les vidéos de l’association L214 ont aussi beaucoup fait bouger les lignes. Qu’en pensez-vous ?

Ils sont très forts pour recueillir des heures et des heures d’images tournées dans les abattoirs. Ils en tirent des best of de l’horreur pour choquer. Ils montrent la vérité, la plupart des animaux sont abattus comme ils ont été élevés, dans l’indifférence la plus totale. Mais j’ai un problème avec cette méthode, parce que L214 met la question sous le nez de gens qui n’y avaient jamais réfléchi et met sa réponse sur un plateau : ll faut arrêter de manger de la viande. Pour moi c’est une prise d’otage morale.

Il faut le comprendre ça, c'est difficile quand on ne l'a pas vu, pour abattre un animal, il faut aimer les animaux.

Pourquoi, justement, le grand public se moquait de ces questions jusque-là ?

Dans l’agroalimentaire, beaucoup de choses se passent en secret. La filière porcine, par exemple, c’est un monde en soi avec ses propres règles. Tous les jours, des salariés tuent des animaux sans appeler les vétérinaires. Si l’on voit une truie qui a mal aux pattes, on sait qu’elle va adopter une mauvaise position en nourrissant ses petits et qu’elle va faire baisser la productivité, elle doit donc mourir tout de suite. C’est interdit mais ça ne dérange personne.

La question humaine est peu abordée dans ce débat. Que ressentent les hommes qui abattent ainsi les animaux ? 

Dans les abattoirs, tout est taylorisé, les salariés répètent de toutes petites tâches. C’est un lieu de souffrance pour les hommes aussi, c’est ce qu’a montré le documentaire « Entrée du personnel ». On ne peut pas demander à des gens de tuer des animaux 8 heures par jour, de ne faire que tuer, de tuer jusqu’à 300 bêtes dans une matinée, ce n’est pas possible. Ce qu’on voit dans les vidéos de L214, ce sont des gens saturés qui perdent la tête à cause de l’organisation de leur travail. C’est un métier, il faudrait laisser les salariés faire leur travail de A à Z, de l’accueil de l’animal jusqu’à la découpe de la carcasse.

 

Comment expliquer que l’on voit la même chose dans les petits abattoirs ?

Un abattoir de proximité doit être différent, avoir un rapport différent à l’animal, utiliser des outils différents. On y tue moins d’animaux, on pourrait faire les choses mieux, mais ça ne se passe pas du tout comme ça parce que les mêmes règles et normes s’appliquent. L’abattoir de proximité est devenu un abattoir industriel en plus petit. Les éleveurs le savent, notamment parce qu’il leur arrive souvent d’apporter un animal à l’abattoir et de recevoir la viande d’un autre, un mâle à la place d’une femelle par exemple. Dans notre rapport « Pour une mort digne des animaux », nous avons montré que de très nombreux agriculteurs ne veulent plus emmener leurs animaux dans des abattoirs, y compris de proximité, et qu’ils préfèrent le faire à la maison alors que c’est illégal.

Comment se déroulent ces abattages ?

Ils font venir un tueur à la ferme, quelqu’un dont c’est le métier, qui se déplace de ferme en ferme, qui aime les animaux. Il faut le comprendre ça, c’est difficile quand on ne l’a pas vu, pour abattre un animal, il faut aimer les animaux. Il y a un très beau livre qui permet de le comprendre, c’est l’histoire d’un petit garçon qui a un cochon et qui découvre que le métier de son père est de tuer les cochons. Ces éleveurs connaissent des clients qui veulent une viande de qualité dont ils sont sûrs de l’origine. Ils se mettent dans l’illégalité par devoir moral envers les animaux et pour fournir ces consommateurs en viande de qualité. En clair, nos meilleurs éleveurs essayent de sortir leur viande du système, de manière illégale. Nous l’avons montré dans notre rapport, nous l’avons envoyé à beaucoup d’élus, personne ne l’a lu. Nous avons aussi monté un collectif pour défendre ces gens.

Dans vos livres, vous prouvez l’existence d’un travail animal, d’un partenariat entre l’homme et l’animal. Peut-on accepter moralement un partenariat qui s’achève par la mort d’un des deux partenaires ?

C’est une vraie question, une question politique liée à notre rapport à la vie et à l’économie au XIXe siècle. L’élevage, c’est un apprentissage de la mort, un autre rapport à la vie et à la mort. On touche à la quintessence de l’existence. L’éleveur donne la vie, il permet l’existence de paysages et de variétés d’animaux. Il prévoit la mort aussi. Dans notre société, la mort est insupportable, probablement parce qu’elle nous rappelle notre propre mort. Le capitalisme nous fait oublier qu’on va mourir, il nous incite à profiter de la vie et à la laisser passer sans faire attention.

©Thomas Louapre

Que peut-on faire en tant que consommateur ?

Dans les supermarchés, on voit que l’industrie vend déjà des alternatives à la viande, très transformées, le plus souvent à base de soja. Bientôt, elle nous vendra de la viande in vitro. Ce sont des produits qui permettent un monde avec très peu d’agriculteurs où l’agro-industrie est toute puissante. On perpétue la logique capitaliste qui a fait perdre à l’homme et à l’éleveur leur rapport intime avec les animaux. J’ai l’impression que la réflexion actuelle sur l’éthique animale nous mène dans cette impasse. Personnellement, je mange peu de viande, j’achète directement à des producteurs ou je choisis du bio. On peut aussi aller voir les producteurs pour savoir comment ils travaillent. Surtout, je pense que la priorité est d’arrêter d’acheter des produits industriels qui sont anonymes et très transformés, c’est pour moi un acte politique qui permet de changer les choses.

22 commentaires

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  1. Après avoir lu ça, j’ai retrouvé de l’espoir en lisant le commentaire de Dona.D.

    Je ne serai moi-même plus client de la Ruche. Je refuse de soutenir un système qui se « déculpabilise » (entendez par là, tourne la tête en prétendant ne pas comprendre) et reconnait pas la question du bien-être animal comme majeure.

    Tous les restaurateurs vont vers une offre accrue de menus et plats végétariens / végétaliens, même le gouvernement comprend l’urgence et commence à se poser des questions, et vous, vous vous enfermez dans un monde rétrograde qui refuse d’évoluer. Prise d’otage morale ? Mais quelle blague. La prochaine fois c’est prise d’otage mentale quand on est pas d’accord avec vous, c’est ça ?

    Non merci.

  2. Je viens de lire cet article et les commentaires antagonistes qui ont précédé le mien et cela m’inspire avant tout des questions.
    TEMOIGNAGE : Je ne mange plus de viande depuis 1 an et j’en mangeais très peu depuis environ 5 ans. Avant tout pour des questions de rejet du système de production de protéines animales qu’on appelle élevage. Aussi parce que l’effort nécessaire pour trouver une viande qui me soit acceptable n’était pas compensé par une motivation assez forte à manger de la viande. Au fil du temps, je n’ai plus éprouvé le besoin de manger de la viande (bon, je remarque quand même que les bleus que je me fais régulièrement mettent du temps à disparaitre) et ma définition de ce qu’est une viande « acceptable » s’est radicalisée, cad que je pense qu’il n’est pas souhaitable de déléguer (complètement et structurellement) la mise à mort à autrui.
    REFLEXION : Je retiens une idée commune aux végétariens/vegans :  » Il n’est en aucun cas acceptable de donner la mort pour se nourrir. » (J’ai lu « pour son plaisir » aussi. il me semblait jusqu’alors que l’alimentation était à la base de nos besoins élémentaires…). On donne la mort à un être vivant. Est-ce qu’il n’y a que les « animaux » qui soient vivants ? ne donne-t-on pas la mort aux plantes lorsqu’on les récolte? la mise à mort d’une plante pour nous procurer l’énergie nécéssaire à notre vie est-elle plus acceptable que celle d’un animal? la mise à mort d’un moustique, d’un cafard ou d’un rat pour la nuisance (//déplaisir) ou le risque sanitaire qu’il nous occasionne (//besoin/vie) est-elle plus acceptable ? à quoi est réellement due, dans notre perception, cette hiérarchisation du vivant ?
    Si nous faisons partie du vivant et nous considérons comme égaux (et non supérieurs) aux autres êtres vivants, pourquoi chercher à nous affranchir (partiellement dans les faits) du cycle de la vie, où partout dans les éco-systèmes, la mort nourrit la vie qui nourrit la mort qui nourrit la vie… ?
    J’ai aussi retenu que des mangeurs de viande, conscients des dérives du système, continuent à en acheter, même lorsqu’ils ne trouvent pas les infos pour valider leurs critères d’acceptabilité. à priori, j’ai envie de juger et de les inciter à être plus fermes dans leurs valeurs et leurs choix d’approvisionnement alimentaire. Puis, je me demande qui n’est pas dans une démarche de perpétuelle concession à ses valeurs ? comment, si l’on ne produit pas soi-même son alimentation selon ses valeurs, peut-on ne jamais faire de concession dans nos achats ? à l’inverse, n’est-on pas parfois complaisant avec soi même par facilité ? ne doit-on pas être exigeants avec les commerçants que l’on fréquente pour participer à une dynamique de changement de modèle agricole ?
    Voilà, j’ai rebouclé sur les circuits de distribution. Je ne suis plus cliente de la Ruche (pas assez exigeants), mais je lis avec intérêt la newsletter et les débats. Merci

  3. Bravo pour cet article qui « déculpabilise » le mangeur de viande. Je suis dans le même démarche que les protagonistes de l’article. Après avoir aveuglement mangé de la viande industrielle pendant 40 ans, aujourd’hui je me pose simplement la question, à chaque achat de viande, de savoir « qui » était l’animal qui va me nourrir, dans quelles conditions il a été élevé et dans quelles conditions il est mort. Je n’ai malheureusement pas toujours la réponse.
    Ceci dit, à tous ceux qui ne comprennent pas qu’il faut « aimer les animaux pour les abattre », je réponds que par sa nature, (n’en déplaise aux mangeurs de salades) l’homme est un animal carnivore (comme tant d’autres) et a été un chasseur depuis des millions d’années ; mais que cela n’est aucunement incompatible (et ne devrait jamais exclure) le respect de l’animal qui nous nourrit. Certaines tribus , en phase totale avec la nature, remercie les animaux qu’elles abattent pour le don de leur vie. Nos sociétés anthropocentriques ont depuis bien trop longtemps oublié cette leçon, en instrumentalisant à son service le règne animal et végétal. C’est regrettable et ceci nous a amené aux déviances horribles de nos abattoirs. En conclusion, je laisse à chacun la liberté de ses choix alimentaires mais revendique, en retour, pareille tolérance à mon égard.

  4. Merci pour cet entretien avec Jocelyne Porcher dont le travail et la pensée sont trop peu relayés. Pour ceux qui ne connaissent pas son parcours et son travail et n’ont peut-être pas compris son propos mais voudraient s’y intéresser je conseille son ouvrage Vivre avec les animaux, déjà mentionné dans un précédent commentaire.

  5. Concernant Jocelyne Porcher : sa réflexion sur un sujet complexe est mal adaptée au format d’un article, surtout quand les lecteurs de cet article ont décidé qu’en aucun cas, rien ne les ferait changer d’avis ou évoluer dans leurs convictions. Avant d’être chargée de recherche à l’INRA, elle a été éleveuse pendant plusieurs années. C’est à partir de son expérience propre qu’elle a développé ses idées sur le rapport hommes/animaux, dont rend compte notamment l’ouvrage Vivre avec les animaux – une utopie pour le XXIe siècle (éditions La Découverte). Elle dénonce inlassablement l’industrie des « productions animales », qui, à ses yeux, ne mérite en rien le nom d' »élevage ». Je ne vais pas essayer de résumer ce livre, mais je suis choquée de voir certains commentaires de gens qui n’ont même pas essayé de savoir qui elle est ou de comprendre ce qu’elle dit.

  6. tuer un animal reste toujours traumatisant, un des moyens de le rendre supportable est – peut-être – de sacraliser ce moment, comme le faisaient les tribus primitives ?
    il n’en demeure pas moins que dans nos pays « civilisés » cela se passe de manière honteuse,
    je ne suis pas d »accord avec la phrase « L214 avec ses vidéos pratique un prise d’otage mentale ». C’est très dur à voir, cela doit être horrible à vivre au quotidien et certes transforme les hommes travaillant dans les abattoirs; bien sur le consommateur lambda n’y pense pas, mais tout est fait et bien fait pour qu’il oublie
    Je considère que L214 fait oeuvre civique en dénonçant ces manières de faire, si cela fait avancer les choses, tant pis pour ceux/celles qui préfèrent se voiler la face
    Notre société vit sur l’avilissement animal (et humain, mais c’est un autre débat), les zoos, les marineland, les numéros de cirque, pas très jolis, tout cela; malsain pour les animaux et malsain pour nous qui voyons, savons et laissons faire

  7.  » L’élevage, c’est un apprentissage de la mort, un autre rapport à la vie et à la mort. On touche à la quintessence de l’existence. L’éleveur donne la vie, il permet l’existence de paysages et de variétés d’animaux. Il prévoit la mort aussi. »… Waouh, on remplace élevage par corrida et on retrouve mot pour mot les mêmes arguments… C’est pathétique ! J’adore la photo du cochon bisouté, quand on sait que 98% des cochons en France sont élevés sur caillebotis…. En enfer quoi ! Vous êtes très ignorant des réalités de l’élevage, pour défendre de telles pratiques… Ce n’est pas vos envolées lyriques qui me convaincront du contraire.

  8. Je n’ai pas l’impression que ce soient les vidéos de L214 qui nous prennent en otage, mais cette manière que vous avez de placer l’élevage non-industriel en victime de l’oppression du capitalisme . Si la souffrance est réelle chez nombre d’éleveurs et de salariés des abattoirs, elle ne justifie pourtant pas la souffrance amplement plus terrible et pour le coup non choisie, des animaux élevés pour être tués. Car pour eux il n’y a aucun choix, aucun contrat. C’est une vision unilatérale de l’amour que vous avez et que les éleveurs ont car la finalité de cette relation c’est la mort pour les uns et quelques dizaines ou centaines d’euros pour l’autre. A une certaine époque, en France, toute une économie était basée sur l’esclavage. Des milliers de familles vivaient de ce commerce, directement ou indirectement. Et dans le lot tous n’étaient pas des salauds. Certains pouvaient même avoir de la considération pour leurs esclaves. Pourtant je suis heureux que ce système fondé sur l’oppression d’un groupe d’humains par un autre ait été aboli et soit aujourd’hui considéré comme une horreur. Des milliers de familles ont du se reconvertir à cette époque. Certaines avec succès, d’autre dans la douleur avec parfois la misère au bout du compte. Concernant notre rapport à l’animal il ne s’agit pas de racisme mais d’un autre système d’oppression, le spécisme. Et il est tout autant source d’injustice et d’atrocités. Et il mérite tout autant d’être combattu et de disparaitre. Quant à votre façon de vous alimenter et d’éviter l’industrie agro-alimentaire en privilégiant les circuits courts, il est totalement futile de penser pouvoir nourrir 7 milliards d’individus de la sorte. C’est proprement impossible.

  9. Merci pour cet article qui remet les choses à leur place.
    Le sujet peut choquer, car quand on pense animaux, on voit plus des petits chats sur les réseaux sociaux qu’un être vivant qui finira dans une assiette. Tout comme on ne voit pas le travail d’enfants dans les vêtements ou les smartphones qu’on achète.
    Il faudrait entendre plus de paroles comme celle-là dans les médias.

  10. « L’élevage, c’est un apprentissage de la mort, un autre rapport à la vie et à la mort. On touche à la quintessence de l’existence. L’éleveur donne la vie, il permet l’existence de paysages et de variétés d’animaux. Il prévoit la mort aussi. »
    AMEN…
    Sérieux, mais comment on peut en arriver « intellectuellement » à ce genre de discours… Est ce qu’un jour elle se permettra de réaliser qu’aucun être sentient ne souhaite donner sa vie pour la gourmandise de l’autre…

  11. On est au XIXe : on peut et doit arrêter (sauf sacrifice des générations à venir et destruction du vivant) l’élevage (même le 1% « éthique » ou le bio (pas toujours éthique) qui restent une exploitation abusive de la vie d’autrui : des êtres innocents et sans défense) et les monocultures. On peut faire pousser partout sur la planète, avec un minimul de surface, les plus divers végétaux pour nous donner localement une alimentation riche, complète, nutritive et délicieuse, avec les techniques de permaculture-bio et des serres contemporaines. A 7 milliards en pleine explosion démographique exponentielle, l’urgence est dite.
    L’élevage est une création humaine datable, qui n’a fait qu’évoluer vers l’horreur absolue, et fait intéressant, qui a mis massivement en oeuvre les tentations totalitaires du nazisme et des goulags avec les espèces plus faibles, déniées cruellement dans tous leurs besoins, voire martyrisée (15% du bétail serait écorché encore vivant, à cause des ryhtmes de production des abattoirs). Qui d’ailleurs choisit de bosser dans un abattoir ou un écarissage !? On ne supporte meme pas 3 seconde d’une vidéo ! Notre modèle d’agriculture d’élevage, qui rime avec culture intensive, repose sur des génocides et le vol des terres (des continents !) des peuples moins puissants (par ex : Amérique, Afrique, Bornéo, etc). Elevages de crevettes, de saumon (désastre ecolo au Chili en cours, ou en mer Baltique), de cochons, de canards de poules, laiteries, où qu’on regarde c’est l’horreur. Il est temps d’arrêter, je remercie au contraire des associations de simples citoyens qui osent s’attaquer aux lobbies agro-alimentaires et chimiques et qui m’informent, elles ne font que montrer LA REALITE. Plutôt que chercher à justifier l’élevage, il faut réfléchir à comment l’arrêter.

  12. « Il faut aimer les animaux pour les tuer »… Naan, sérieux ? Donc, les protecteurs des animaux refusent de les tuer parce qu’ils ne les aiment pas ??
    Qu’est-ce que c’est que cette réthorique absurde ? C’est tellement, tellement… Je crois qu’il n’y a pas de mots pour décrire la profonde stupidité de cette « démonstration ».
    A ceux qui lisent ça et seraient tentés de se laisser convaincre par cet « article » : réfléchissez trois secondes SVP.

  13. Que d’inepties … L’humain, toujours l’humain, on est au dessus de tout, on se croit tout permis, y compris assouvir nos envies de viande incommensurables, donc massacrer des dizaines de milliards d’animaux terrestres (je ne vous parle même pas de l’état des espèces marines).
    Heureusement que les gens commencent à ouvrir les yeux sur la décadence de l’espèce humaine et réagissent !

  14. Incroyable de lire de pareilles bêtises.
    Les éleveurs donnent la vie ?! Juste pour quelques semaines ou quelques mois (selon la race de l’animal) avant qu’on leur reprenne le semblant de vie qu’on leur a donné.
    Dès que la bête a atteint le poids voulu, couic. Et ça, pas besoin d’aller dans un abattoir pour le comprendre.
    Faire naître des animaux juste dans le but de les engraisser pour les tuer au tout début de leur vie, personnellement je ne l’assume plus du tout. Et je ne parle même pas des abus de violence ou autre… Je vis bien mieux en me passant de toute cette souffrance inutile.
    Et non, pour être végé, on peut manger totalement non-industriel. Quelles caricatures…
    Décevante interview, mais il faut bien que vous défendiez votre biftek (au sens propre comme au figuré) !

  15. Jocelyne Porcher est une personne qui manipule les chiffres, prête des intentions ridicules aux autres, peu importe si ces derniers présentent des déclarations complètement différentes. C’en est presque vexant de la qualifier de chercheuse, quand elle manipule sa bibliographie a ce point.

    C’est encore au mépris de toute bibliographie qu’elle viens nous dire « il faut aimer les animaux pour les abattre ». Alors que des expériences démontrent le CONTRAIRE.

    Prenez un couple qui s’aime -> on donne des décharges à l’un des deux et le cerveau de l’autre réagit de la même façon, c’est la même partie cérébrale qui est allumée.
    Par contre, si ce sont deux personnes qui ne s’aiment pas (ils ont pris des supporters de foot), le fait que l’un souffre, ça fait plutôt plaisir à l’autre.
    On imagine ce qui se passe dans les abattoirs ! ils vaut mieux détester les animaux, c’est dans l’intérêt des employés, pour leur santé psychologique

    http://www.arte.tv/guide/fr/051656-000-A/vers-un-monde-altruiste

    Autrement évidemment, il y a ça :

    http://asso-sentience.net/jocelyne-porcher-une-manipulatrice

    Bref, je suis surpris que vous lui donniez la parole, et je suis surpris qu’autant de monde adhère a ses sornettes.

  16. Article très mal écrit!
    Je comprend pas qu’un magazine comme laruchequiditoui peut publié une chose pareil.

  17. Merci pour cet article très intéressant. Le lobby des « pro-animaux et anti-viande » est , comme tous les lobbies, très porté sur la caricature et la montée en épingle de faits isolés même si répréhensibles.
    Mais se posent-ils des questions sur le sort des ouvriers dans les hyper-plantations de soja – transgénique ou non comme de toute autre monoculture industrielle – et sur la quantité de carbone dépensée pour amener à leur assiette ce produit exotique?
    Toutes les dictatures ne font peur: celle de la mal-bouffe come celle de l’hyper hygiénisme et celles des animaux qui passent avant les hommes (à la mode BB).

    1. Les lobbys pro animaux et anti viande ?? Mais parlons en des lobbys, ceux du lait, de la viande, tous ceux là que vous ne connaissez pas de toute évidence, qui n’ont faire de vous et des animaux, de la santé, de l’environnement, du bien être des animaux et qui veulent juste s’enrichir, toujours plus ! Qui vous matraquent de publicités mensongères à longueur de journée pour vous laver le cerveau et vous faire acheter leurs produits dégueulasses.
      Tous les êtres vivants doivent être respectés, méritent de vivre, pas d’être considérés comme un simple morceau de jambon.
      Et le soja, oui, parlons en du soja ! Celui que je consomme il pousse en France, mais vous êtes vous déjà demandé ce que mangent les animaux que vous mangez ensuite ? Du soja OGM importé d’Amérique du Sud, sur lesquels on ne lésine pas sur les pesticides, et qui tuent les habitants et l’écosystème, renseignez vous là dessus, vous comprendrez vite de quoi je parle.
      Alors peut être que vous n’accordez d’importance ni à la planète ni aux individus qui la peuplent, mais moi j’ai décidé de lutter contre ce système qui veut que l’être humain ait tous les droits sur l’ensemble du vivant et détruise sans vergogne ses habitants, aussi insignifiants puissent ils paraître à vos yeux.
      Bien à vous.

    2. Le principal débouché du soja OGM étant l’élevage, je vous laisse vous poser la question.

      Alors votre dictature de l’ignorance heureuse me laisse un peu froide.

      Et vous avez bien mal compris les gens si vous pensez que ces gens veulent « les animaux avant les hommes ».

      Je ne mange pas de viande pour ne pas infliger la souffrance d’avoir a tuer aux employés, qui ne sont que les esclaves de votre porte-monnaie.

      http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-animaux-d-elevage-francais-gaves-de-soja-ogm-importe_1383879.html

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