Recettes pas radines

Radis, pas si banal que ça

Derrière l’arbre du petit radis blanc et son pot de beurre se cache toute une forêt de saveurs et de formes à découvrir…

DEFAUTS DE FABRIQUEAVANTAGES AVANTAGEUX
On ne connaît que le petit radis blancPeut mieux faire que se dessécher dans un ravier
On ne le sert qu’avec du beurrePeut devenir un légume à cuisiner
On le laisse dans l’eau où il perd sa saveurAssez bon marché
Il est tellement banal qu’on ne le voit plusSuperbe si découpé
Il rappelle le restaurant d’entreprise…Peut servir d’aromate pour relever un plat

Choix/Retour de courses

Quel que soit le radis choisi (rond, long, gros, petit, avec ou sans fanes, rose ou blanc,…) la racine doit présenter une vigueur émoustillante. Les radis flagadas sont à remiser, donner aux lapins ou mettre au compost.

La santé, c’est le silence des organes

Les radis sont si gorgés de bienfaits qu’on ignore pourquoi ils ne sont pas encore prescrits en suppositoires. En attendant cette décision de salut public, profitez de leurs micronutriments précieux par les voies naturelles.

Un peu de culture sur la culture

Raifort, petite rave, le radis a peiné et attendu pour qu’enfin on lui donne le nom qu’on connaît maintenant. L’histoire du radis ? Il faudrait plusieurs années de cette newsletter pour en venir à bout, et encore. Les anciens d’Occident, d’Orient ou de l’Asie lointaine connaissaient déjà cette espèce polymorphe. Il semble que deux grandes variétés aient coexisté : l’une donnant des graines oléagineuses et l’autre la racine tant appréciée.

C’est à partir du XVIe siècle que les botanistes s’emparent de ce légume pour le décrire sous toutes ses formes et variations. Dalechamps en donne de belles représentations dans son Histoire des plantes. Au Japon, on célèbre le daïkon (grosse racine) longue de 20 à 30 cm, alors qu’en Chine ce sont les radis blancs et roses à l’intérieur qui ont les faveurs des gourmets… comme des sculpteurs qui les transforment en un riche bestiaire de singes ou dragons. La culture des petits radis est un jeu d’enfant. Les plus gros sont semés en terre réchauffée, puis éclaircis ensuite.

À savoir

Les radis sont un peu fâchés avec la cuisson… Ce n’est pas impossible mais c’est peut-être dommage. En effet. D’une part, ils sont très riches en eau et peuvent devenir un peu mous après cuisson. D’une autre, leurs arômes délicats et frais ne résistent pas aux températures élevées. Aussi, nous ne forcerons pas la nature en inventant coûte que coûte des recettes de navets cuits. C’est pourquoi le tableau « Conseils synoptiques et avisés » n’a pas lieu d’être pour ce légume plein de mérites.

Les préceptes définitifs et incontournables

« Une fois dans ton existence, tu délaisseras le petit radis pour t’aventurer à découvrir les gros radis roses ou noirs ». Oui, un tel saut dans l’inconnu prend beaucoup de courage mais l’émerveillement gastronomique est à ce prix.

 

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Photos et stylisme © Eric Fénot / Delphine Brunet – 180°C

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