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Top 5 des villes les plus locavores : A Lille (2e position), la cueillette à la ferme, ça nous botte !

Après Lyon (5e), Paris (4e) et Périgueux (3e), voici Lille, sur la deuxième marche du palmarès des villes locavores. A quelques encablures de la capitale du Nord, les pommes en libre-service  n’attendent qu’un coup de mitaine pour descendre de leur branche.

 

Young Boy Harvesting Green Onions at the Farm

 

Lillois, vous n’avez pas de jardin ? Pas de problème, un fermier en a sûrement un pour vous, à deux pas de la ville ! Et il n’y a pas légume plus frais que celui qu’on cueille soi-même : « c’est inégalé sur Lille, cette fraicheur », confirme Julie, habitante du quartier Saint-Maurice-Pellevoisin et habituée de la ferme du Paradis, à Seclin. Depuis quatre ans, avec son mari et ses trois enfants, elle parcourt presque tous les week-ends les quinze kilomètres qui la séparent de la ferme où elle peut, à sa guise, cueillir ses fruits et légumes de la semaine, qu’elle règle en repartant. Panier, sécateurs, fourche, brouette, tout est fourni, sauf les bottes.

 

strawberry on woman hands

 

Ultra-frais et de saison. « Ca a changé nos habitudes alimentaires, assure Julie. J’ai l’impression de gaspiller moins. On fait davantage attention à ce qu’on achète, et on n’épluche pas les pommes de terre ni les carottes : un coup de brosse suffit, on sait d’où elles viennent, elles n’ont pas traîné dans 30 réfrigérateurs avant d’arriver chez nous. » Autre changement, qui s’impose quand on côtoie la réalité du champ : il faut manger des produits de saison, car il n’y a qu’eux ! Julie jure d’ailleurs qu’elle ne reviendra plus aux tomates de supermarché. 

« Celles de la cueillette sont exceptionnelles, on les conditionne pour l’hiver en faisant de la sauce bolognaise. D’ailleurs, je me suis mise à faire des bocaux d’un peu tout. On a testé les cornichons cette année : c’est une réussite, on en cueillera davantage l’année prochaine. »

 

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Il est d’autant plus important de faire des réserves que la cueillette suit le rythme naturel du jardin et entre en dormance pendant l’hiver. « La cueillette est fermée depuis mi-novembre, confirme Xavier Collette, de la ferme du Paradis. Seul le magasin à la ferme reste ouvert,  on y vend les légumes que l’on cueille nous-mêmes. »

La saison 2016 commencera en mai, pour cinq mois durant lesquels il faudra diversifier au maximum la production. Pommes, tomates, fruits rouges, courges, panais, betteraves et autres comestibles y côtoient même des fleurs : tulipes, glaïeuls, lys… « Les légumes à ratatouille marchent très bien, mais la vrai star de la cueillette, c’est la fraise, assure Géraldine Capelle, de la ferme du Vinage, située à Roncq. Cette année on a réussi à en avoir jusqu’en septembre, en la plantant en juillet, grâce à un bel été. »

 

Pickaxe and potatoes

 

Une journée à la ferme. Evidemment, le cueilleur ne passe pas à la ferme sans un détour par l’étable, car au Vinage, on fait aussi du fromage. « On est une ferme ouverte, les gens viennent voir les animaux, assister à la traite, ils prennent la journée, explique Géraldine, pour qui la dimension pédagogique est essentielle. La cueillette attire beaucoup une clientèle avec enfants. Nous avons des panneaux explicatifs sur les noms de fruits et des légumes et les jours d’affluence, il y a toujours quelqu’un dans le champ pour répondre aux questions. »

Entre deux semaines dans la jungle urbaine, Julie voit dans ces travaux des champs une sorte de retour aux sources. « C’est aussi un peu le sport du week-end ! s’amuse-t-elle. Porter un panier de vingt kilos de pommes de terre, c’est pas facile ! »

 

Onion harvest stacked in wooden basket boxes in Mediterranean area

 

Il faut croire que les Nordistes aiment le sport, car les cueillettes se multiplient autour de Lille. Aux fermes du Vinage et de la Pommeraie à Aubers, s’ajoutent les fermes du réseau national Chapeau de Paille : la cueillette du Tronquoy, à Montigny-en-Cambrésis, celle de Férin, celle de Beaurains, et la Ferme du Paradis. « On a la chance d’avoir un bassin de consommation assez dense, explique Xavier. Il y a un peu de concurrence mais on se complète bien. »

Seule fragilité de ce modèle, où l’intégralité de la production est vendue sur la ferme. « L’activité de cueillette dépend énormément du temps. Heureusement qu’il a fait beau au mois d’octobre. Mais s’il pleut, les clients risquent de ne pas venir. » Quoiqu’il en faut plus pour décourager Julie : « Nous on est des cueilleurs acharnés, on y va même sous la pluie ! »

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Comment avons-nous établi notre classement ?

Afin de mesurer la disponibilité de circuits courts et de ventes à la ferme pour les habitants des grandes villes, nous avons pris en compte le nombre d’AMAPs et de producteurs pratiquant la vente directe dans chaque département, puis ce chiffre rapporté au nombre d’habitants.

Ensuite, dans les grandes villes des trente premiers départements, nous avons pris en compte le nombre de Ruches, puis le nombre de commerces bio, rapportés au nombre d’habitants.

Résultats ?

Nos sources : les cartes réalisées par Les Colibris et Le Marché Citoyen.

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