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SIAL 2016, on y était

Le Salon de l’alimentation : à boire et à manger

Pour ceux qui comme nous ne pensent qu’à manger, le Salon international de l’alimentation est l’événement incontournable de l’automne. 7 000 exposants (de 104 pays) donnent la couleur de nos assiettes de demain. On y a fait un tour et rapporté neuf tendances dans notre panier.

1- Le bio pop est arrivé

Le bio, un truc triste pour Allemands neurasthéniques ? Pas cette année. Les marques mettent de la couleur, habillent leurs hôtesses en pirates (oui, bon, pourquoi pas), jouent sur les packagings sympas. La bande de Bos a choisi un univers entre Maggie et RedBull et ça fonctionne plutôt bien. Les jeunes s’arrêtent pour choper une canette de roïbos. Derrière la coloritude, une démarche exemplaire : leur roïbos bio est cultivé dans les montagnes d’Afrique du Sud, leur boisson est sans caféine, faible en calories et vachement bonne aussi.

2- Le cru fait recette

Pour être so 2016, on parle plutôt de raw food, ces ingrédients crus, bruts et peu transformés qui nous font du bien à l’intérieur parce que personne ne les a pas bidouillés. Dans cette catégorie : le chocolat, les barres énergétiques, les jus. On a même goûté une saucisse crue végane tchèque qui n’avait pas du tout le goût d’une chipo mais qui pourrait faire son office à l’apéro.

3- Les sans rien

C’est un peu le fléau de ces derniers temps : le sans quelque chose. Après le sans sucre et sans matière grasse, voici venue l’heure du sans lactose, sans viande et sans gluten. On a croisé une mayonnaise hollandaise sans œuf et des innovations sur le mode vrai/faux un peu bizarres comme des hamburgers sans bœuf, ni pain, ni fromage. La palme revient à des tranches 100 % végétales aux légumes présentées façon mauvais gouda en tranches. L’avantage c’est qu’elles sont sans goût aussi.

4- Privilège de l’âge

La viande a moins la côte qu’avant et la côte de bœuf ne se mange plus n’importe comment. Alors désormais, on fait l’apologie de la viande maturée. Dans le salon, la viande rouge s’expose sans tabou. La Cave à viande propose même dans une boîte en bois de belles pièces de boucher maturées pendant 21 jours avec toutes les instructions pour ne pas rater la cuisson (manquerait plus que ça).

5- Emballez-vous !

81 % des consommateurs jugent important d’acheter des produits plus respectueux de l’environnement, avec moins d’emballage donc. Toutes les marques du salon n’ont pas entendu le message. Certaines s’éclatent avec des bouteilles phalliques, d’autres font des mini-micro-nano portions avec plus d’emballage que de produit, on trouve des tubes de marinade et de tout. On a bien aimé le bracelet énergétique Swala qui s’accroche au poignet pour les marathoniens. Et au milieu de cette imagination débordante, l’israélienne Choco Roll lance un genre de déodorant israélien distributeur de chocolat. À conseiller davantage sur une tartine que sous les bras.

6- Mieux que Blanche Neige

Un des exercices de style du salon est de réussir à faire manger des fruits à des enfants sans qu’ils s’en aperçoivent (tellement ils sont ballots). Pour faire gagner quelques vitamines aux marmots, les marques découpent, pressent, enrobent, emballent les fruits de façon à leur faire croire que ce sont des bonbons. Super idée quand on sait qu’aujourd’hui un enfant sur trois ne connaît ni poireau, ni courgette, ni artichaut. Heureusement, il y a Re-belle pour au contraire, assumer ses confitures riches en fruits, qui, en prime, ont été sauvés de la poubelle.

7- Père Castor

My tailor is rich and my farmer is in my pack of potatoes. Résumons… Les consommateurs embrouillés par des années de viande de cheval et de poulet à la dioxine veulent savoir qui leur a produit leur kidney pie. Et comme tout le monde ne peut pas aller dans une Ruche qui dit Oui !, une Biocoop ou une Amap, les marques se mettent elles aussi à présenter les hommes derrière les produits, par des QR codes par exemple. Souvent, c’est un peu factice, alors chez Ten Acre, on a carrément choisi le conte de fée. « Il était une fois une petite bourgade qui produit plein de bonnes chips véganes, » raconte l’Irlandais en béret qui nous a accueilli. Tout le monde peut visiter la ville en ligne, devenir résident et proposer un nouveau personnage pour le village. So funny.

8- Cultures en cuisine

Ah, comme on sera fier de pouvoir annoncer aux convives que le basilic pourpre là, qui est sur la salade de tomates, et bien c’est nous qui l’avons fait pousser avec nos petites mains. Prêt à pousser vient de lancer Lilo, la culture en capsule. Soit un mini potager que l’on alimente avec une capsule de graines, qui se branche sur la prise de la cafetière, qui éclaire les plantes et les fait pousser. Chaque capsule permet d’avoir trois à quatre mois de croissance et de cueillette. L’installation coûte quand même 119 euros mais qu’est-ce qu’on ferait pas pour frimer !

9- Boissons sans modération

Dans le hall boissons, c’est un peu l’hystérie collective. Le niveau sonore est quelques décibels au-dessus des autres halls. Il faut choisir entre de l’eau de bouleau servie dans de belles bouteilles épurées, du jus de coco dans de fausses noix de coco, de la bière/vin du Chili pour ceux qui ne savent pas choisir, de l’eau Dora ou Bob l’éponge, des poudres ultra bizarres chinoises et du lait de chanvre.

Nous, on a pris un shot de baies d’açaï et on est rentrés préparer un bœuf carottes pour la maisonnée.

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