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Auprès de mon arbre (1) : les bons plants

Anne vit avec un clarinettiste qui fait pousser des pommes au son de ses partitions. François a épousé une journaliste qui trouve ses vers dans les fruits. Pendant une année durant, les deux époux vont nous raconter leurs histoires de fruits, de jus et nous confier leurs pépins. Premier épisode : choisir les bons plants.

 

Arbre palissade

Des pommes, des poires et des… quetsches : dans les cageots, les dernières récoltes de fruits attendent d’être consommées, conservées en bocaux ou transformées. Après l’abondance de l’été, place à l’automne et au repos de la terre. Presque : c’est aussi le moment où l’on pense à la saison prochaine, où l’on choisit les arbres qui vont rejoindre jardins et vergers. « Dans notre jardin, nous avons un grand saule qui nous offre son ombre l’été, mais qui est devenu trop grand, aussi grand que la maison, raconte notre voisin Rémi, nous avons décidé de l’enlever pour planter des arbres fruitiers à la place. Les arbres fruitiers donnent de l’ombre l’été et des fruits, ce qui est tout de même très plaisant ».

Alors pour accompagner le cerisier et le pommier tardif déjà plantés dans son jardin, Rémi a fait appel à des conseils d’experts, ceux de Jean-Georges, Philippe, Marc, Jean-Louis, Roland, Jean-Marc et François, membres de la société des arboriculteurs de Plobsheim, qui organisait fin octobre  une commande groupée d’arbres fruitiers. « Planter un arbre d’une variété locale, c’est ce qui réussit le mieux », résume Marc, affairé autour des arbres du verger-école de la société, pour retourner la terre et enlever les feuilles mortes.

Commande groupée pour habitués.
Commande groupée pour habitués.

Conseillé par Jean-Georges et François, qui ont sorti catalogues et livres de références sur les variétés locales, Rémi a fait son choix : ce sera un pommier précoce, un poirier et un quetschier. « Et peut-être un petit arbre palissé, mais je ne sais pas trop encore, il ne faudrait pas que j’ai trop de récoltes d’ici cinq ans ! » Son petit plaisir fruitier : « sortir de la maison, le matin, chercher trois pommes et en faire un jus tout frais, c’est simplissime, quoi de mieux ? Les arbres fruitiers c’est vraiment très avantageux, en plus de l’ombre et des fruits frais à consommer, on peut utiliser les fruits abîmés pour le compost et apporter de la biodiversité, essentielle pour les abeilles. Pour moi c’est logique de planter des arbres dans son jardin ».

Marc et Philippe dans leur verger école.
Marc et Philippe dans leur verger école.

Après le choix de l’arbre, viendra le temps de le planter. Mais sans se presser. Evidemment, tout spécialiste vous dira qu’il faut attendre novembre, et plus précisément « à la Sainte-Catherine où tout arbre prend racine ». Ce qui laissera le temps de creuser le trou qui accueillera l’arbre. Là aussi, tout est affaire de spécialiste : « une fois le trou creusé, il faut le laisser ouvert, au moins une semaine, précise Philippe, pour oxygéner la terre. Quand on creuse, on a d’abord la première terre, la bonne terre, qu’il faut séparer de la deuxième terre. C’est la bonne terre qu’il faudra mettre autour des racines, pour qu’elles soient bien nourries ». A vos pelles, prêts ? Creusez ! Et retrouvez nos arboriculteurs le mois prochain pour un prochain épisode.

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Les bons plants d’Anne

1/ Planter des variétés locales

Sur ce site généraliste, des informations précieuses avec des adresses pour trouver des variétés anciennes d’arbres fruitiers, des vergers magnifiques à visiter, des ouvrages à consulter…

Toujours sur ce site, la carte de France interactive pour trouver toutes les adresses de pépinières.

On le verra dans le prochain épisode, chaque terroir est riche de variétés spécifiques, locales, mises en valeur par les associations d’arboriculture du cru. En Alsace, la fédération haut-rhinoise propose un inventaire des variétés anciennes alsaciennes.

2/ Se former aux bons gestes 

Un petit guide du verger naturel proposé par la communauté de communes de Kaysersberg (Alsace)

Un autre guide proposé par un « croqueur de pommes » vosgien

Un site intéressant pour ceux qui souhaitent trouver des compléments en biodynamie :

La Région Alsace soutient l’arboriculture de proximité en aidant à la formation des arboriculteurs. www.region-alsace.eu/aide/sauvegarde-et-relance-de-larboriculture-familiale

Sans oublier la revue de référence dans le Grand Est : www.fruitsetabeilles.com

3/ Partager sa passion avec d’autres 

Il y a forcément une association pas loin de chez vous… renseignez-vous, les arboriculteurs amateurs vous accueilleront les bras grand ouverts. Avec eux, vous partagerez formations, cours de taille, entretien des vergers, bons moments et… recettes savoureuses.

Envie d’en faire son métier ? Voici une solution pour tester sa motivation et ainsi éviter les pépins…

 

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