Un voyage en Jajakistan

Ils ont fait sécession du monde des vins conventionnels. Dans leur bout de Catalogne française, Loïc et Edouard travaillent la vigne sans chimie, font cave commune et cherchent à faire des vins vivants.

Textes : Aurélien Culat
Photos : Thomas Louapre

Vallée de l’Agly, Pyrénées-Orientales. L’équipe de vendangeurs compte une dizaine de personnes, dont trois réfugiés politiques qui ont fui l’Éthiopie.

©Thomas Louapre

Loïc Roure a installé ici son Domaine du Possible en 2003. Passionné de vins bio et natures, il travaille la vigne sans chimie et vinifie avec le moins de sulfites possible.

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La vallée est un nid de vignerons iconoclastes, tous installés depuis moins de quinze ans. Rassemblés dans la Bande de Latour, autour du village de Latour-de-France, ils échangent conseils, matériel et débouchés commerciaux.

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Au pays des vins qui cognent, la vendange de Loïc est  au contraire la plus précoce possible, pour profiter des arômes floraux des cépages locaux : carignan, syrah, grenache et macabeu.

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La récolte s’arrête à 14 heures, pour éviter que le raisin ne s’abîme au soleil. Loïc s’est installé dans le village de Lansac, dans une ancienne cave coopérative abandonnée par les viticulteurs conventionnels. Il l’a rebaptisée le Jajakistan.

©Thomas Louapre

Alex, employé à la cave, apprend à faire fonctionner le pressoir. À ses heures perdues, il s’occupe de sa propre cuvée, hébergée chez Loïc. Un futur membre de la Bande de Latour ?

©Thomas Louapre

À part à la cave, difficile de trouver les bouteilles du Domaine du Possible dans la région. La grande majorité de la production part à l’étranger ou chez des cavistes et restaurateurs des grandes villes. Les palais locaux sont peu habitués au vin nature.

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Loïc partage son équipe de vendangeurs avec Edouard Laffitte, qui a installé son domaine, Le Bout du Monde, dans une partie du bâtiment. Quand un des vignerons vendange, l’autre prépare le déjeuner pour tout le monde.

©Thomas Louapre

Après le repas, Edouard retourne « encuver » son carignan. Au Jajakistan, une bonne partie du matériel coûteux, comme le chariot élévateur et l’étiqueteuse, est mutualisée.

©Thomas Louapre

Sur leur bout de colline battu par la tramontane, les deux compères songent à recréer une coopérative dédiée au vin nature. Une première en France. Pardon, au Jajakistan !

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