Six bonnes raisons d’avoir un élevage de cerfs chez vous

Bambi
Bambi

Patrice est un agriculteur, mais surtout, c’est un homme qui sait rester super cool en toutes circonstances. Pour comprendre l’origine de son flegme racé nous sommes partis à sa rencontre, chez lui, à la Ferme de l’Étang dans le Loir-et-Cher. Son secret ? Un élevage de cerfs. Voilà six bonnes raisons de vous y mettre aussi…

Quand Patrice met l'orge dans la mangeoire, le troupeau accourt.
Quand Patrice met l’orge dans la mangeoire, le troupeau accourt.

 

1 – C’est franchement sexy

Une centaine de cervidés, aériens et graciles, mâles et femelles mélangés, c’est tout de même plus élégant qu’un troupeau de vaches qui chacune pèse cinq à dix fois le poids d’une biche. Chez les cervidés, tous les spécimens sont jeunes, aucun ne dépasse trente mois – sauf la petite dizaine de biches reproductrices qui peuvent atteindre quinze ans. On trouve aussi quatre cerfs adultes sur la ferme, qui portent bien haut leurs bois majestueux. Patrice ne veut pas leur couper : « Ils ont un rôle dans le comportement sexuel de l’animal, il faut qu’il se confronte et qu’il se batte, cela fait partie des risques. » Chaque automne, les mâles se cognent et Patrice transpire à l’idée d’en perdre un (les beaux reproducteurs peuvent coûter jusqu’à 2000€). Il arrive que les deux combattants se transpercent. Très rarement ils s’emmêlent puis meurent d’épuisement, à moins que l’un des deux ne se brise simplement la nuque. Heureusement, depuis la création de l’élevage en 1990, le drame ne s’est produit qu’une fois. Il s’appelait Charlie.

Le jour de notre visite, le 3 juillet au matin, la ferme était encore deux fois plus sexy car les faons venaient à peine de naître. Il a suffi à Patrice de remplir une mangeoire avec de l’orge pour que les mères accourent, suivies de leurs petits – timides, ils restaient en retrait pendant que les adultes se goinfraient. Les mâles, eux, ne sont jamais sortis des bois. Il faisait trop chaud pour ne pas fainéanter. Une biche, enfin, montrait un comportement très à part et nous approchait pour se faire caresser. Rien d’étonnant, c’était Bambi. Abandonnée dès la naissance, elle fut sauvée par la famille de Patrice et nourrie au biberon sur le canapé du salon. Parmi ses congénères, cette biche semi-domestique suscite désormais la crainte avec son tempérament de meneuse.

Bambi, biche décontractée.
Bambi, biche décontractée.

 

2 – C’est simple et peu contraignant

Patrice est né sur cette ferme. Dès les années 1980, quand il voyait décliner la rentabilité de l’élevage bovin géré par son père, il nourrissait l’envie d’un projet innovant, et surtout de mettre sur pied une filière entièrement maîtrisée : élevage, transformation et vente directe. Alors il se forma seul, en autodidacte, avec des livres et les conseils d’autres éleveurs, par exemple au Nord de l’Autriche où la tradition de cerviculture est bien implantée. C’est là qu’il acheta ses premiers spécimens.

Le quotidien des animaux, élevés en quasi-liberté, requiert peu d’interventions humaines – à tel point que Patrice n’hésite pas à prendre des vacances de temps en temps. En effet les cervidés mangent 10 heures par jour, ruminent 6 heures, et font des siestes le reste du temps. Sur la ferme ils se nourrissent essentiellement d’herbe fraîche (pâturages tournants), et de foin l’hiver ou pendant les périodes de sécheresses. Pas compliqué. Pour le divertissement du troupeau, des souilles suffisent : ce sont en fait des mares boueuses où les animaux viennent se rouler, tous les jours, en file indienne. Ces bains sont tellement appréciés qu’en 2006, la loi sur le bien-être animal les a rendus obligatoires.

Avec l'orge, les biches ne sont jamais rassasiées.
Avec l’orge, les biches ne sont jamais rassasiées.

 

3) C’est facile à soigner

De complexion robuste, les cervidés tombent rarement malades. Patrice doit malgré tout prémunir son troupeau contre les parasites internes, comme la douve (qui loge dans le foie) ou les strongles (qui nichent dans les poumons), et les parasites externes comme les varons, la gale, les puces ou les tiques. Un seul et même médicament suffit à tout traiter ; on fait une injection d’abord, puis on dépose quelques quelques gouttes sur la nuque de l’animal – comme pour les chiens et les chats d’appartement. Facile.

Sauf qu’une biche pèse en moyenne 100 kg et se montre moins obéissante qu’un chien ou qu’un chat d’appartement. Pour la soigner, Patrice a dû concevoir puis construire son « bâtiment de contention » (cf. photo 1). Celui-ci se présente comme un dédale de pièces de plus en plus petites, fonctionnant comme un entonnoir où le troupeau s’engouffre et dont les biches ressortent une par une. Patrice ne s’y déplace qu’avec la protection d’un bouclier de CRS fait maison (cf. photo 2), car les biches stressées pourraient le blesser sans le vouloir. Au bout du parcours se trouve une sorte de pince géante, le « crusch » (cf. photo 3), où les biches sont tenues par les flancs, pattes dans le vide, pendant que le vétérinaire assure les soins.

Contrôle de santé pour les biches.
Contrôle de santé pour les biches.

 

4) C’est une viande végétarienne et sans gluten

« Est ce que les cerfs sauvages sont bio ?« , demande Patrice. « Ils vont dans les champs pleins de pesticides et mangent des blés OGM. Mes cerfs sont plus naturels. Mais je mets un peu d’azote sur l’herbe alors je n’ai pas le label bio. » De toutes façons, la viande de cerf est un marché de niche où la demande en bio n’est pas mesurable. Cela n’empêche pas notre homme d’invoquer le décalage générationnel : « Si je m’installais aujourd’hui, je me ferais peut être labelliser. C’est un point de discorde avec ma fille. Elle est pour le bio. »

Patrice se souvient des générations précédentes qui découvrirent avec fascination la révolution chimique dans les champs. « Les coopératives, les politiques, les techniciens disaient aux paysans : produisez un maximum, on vous donne tout pour produire et on s’occupe du reste. » Comme son père, Patrice est à la fois éleveur et céréalier, puisqu’il entretient de grandes cultures de blé, de colza,d’orge et de tournesol. Dans ce domaine il a constaté les efforts faits par les agriculteurs de la région, qui utilisent moitié moins d’intrants depuis une vingtaine d’années. « Il y a eu des abus commis par les anciens, et nous payons un peu pour eux. »

Fiesta miam miam.
Fiesta miam miam.

 

5) Dans le cerf, rien ne se perd, tout se transforme

Les principales productions de la ferme sont la viande fraîche (pour les fêtes surtout), les plats cuisinés et les charcuteries. Mais Patrice et sa famille ne manquent pas d’imagination pour recycler les parties non comestibles. Ils tannent les peaux en France pour une gamme de maroquinerie, et taillent même les bois des mâles pour en faire des stylos-fantaisie.

Au final, tous ces produits constituent un complément de revenu grâce auquel Patrice peut s’épanouir, et prendre son indépendance face aux marchés mondiaux sur lesquels il vend ses céréales.

Les faons sont trouillards et regardent de loin, avec leurs yeux de merlans frits.
Les faons sont trouillards et regardent de loin, avec leurs yeux de merlans frits.

 

6) Cela devient super underground

La cerviculture en France a connu sa timide apogée dans les années 1990. Depuis, la pratique décline : beaucoup d’éleveurs sont partis à la retraite, quand d’autres ont simplement fait faillite. Patrice se souvient que dans le département, une dizaine de collègues se lancèrent en même temps que lui. Il n’en reste qu’un seul, spécialisé dans le cerf de trophée – des animaux dont on conserve l’instinct sauvage et qui sont vendus à des sociétés privées pour l’organisation de « Chasses Grand Prestige ». Par ailleurs, la cerviculture n’est toujours pas reconnu par la PAC, ni par la plupart des banques, et reste encore largement méconnue du grand public. Patrice revendique cette anonymat, source de son indépendance, loin des circuits conventionnels. « Les gens doivent juste apprendre à payer l’alimentation le prix qu’elle coûte », nous dit-il. « Ils ont du mal à payer dix centimes de plus pour de bons fruits alors que le budget téléphonie explose depuis des années. Le problème c’est que les téléphones, ça se mange pas. » 

Là dessus, il nous a servi un verre de cidre. Les fluctuations des marchés ne l’affectent plus. Il reste cool. C’est facile, quand on élève des cerfs.

26 commentaires

Close

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. HONTEUX!!! L’anthropocentrisme de l’être humain n’a pas de limites!!! Mais de quel droit?? de quel droit s’emparer des rares animaux qui vivent encore à l’état sauvage pour les « élever »??? pour apporter un peu d’exotisme dans l’assiette du consommateur carniste… On hallucine! Les animaux ont leur place sur cette planète et nous n’avons aucun droit sur eux, juste le devoir de les respecter! Nous avons volé la Terre aux animaux, nous les avons esclavagisés, éradiqués pour bon nombre d’espèces, et ça continue! De très sérieux travaux philosophiques, les avancées pointues de l’éthologie, science du comportement animal, doivent nous interroger, nous ne pouvons pas nier l’individualité et le droit à la vie de chaque animal! L’être humain a perdu son humanité, ouvrons les yeux et évoluons!!!

  2. Ont fais toute une polemique sur les chasseurs en les mettant au poteau pour leur chasse a court. Ben moi je ne vois pas beaucoup de difference avec ce paysan et ces cervidees. Ils finiront tous mort dans nos aciettes. Enfin!!!! Pas dans la mienne.

  3. je suis totalement opposée à cet élevage, je ne comprends pas l’utilisation qui en a été faite , je suis végétarienne et condamne l’exploitation animale y compris celle d’animaux sauvages en captivités, à ce que je vois en plus, sans forêt ni arbres, ces éleveurs sont pour moi des saloparts.
    Qu’on me fasse disparaître de la ruche qui dit oui, à qui j’ai déjà commenté mon aversion à ce type d’élevage, lsous réserve de plainte;
    charlotte aeschelmann

  4. La culture des OGM n’est pas autorisé en France. Ecrire que les cervidés sauvages mangent des blés OGM n’est pas juste ! Dire que c’est une viande sans gluten … aucune viande ne contient du gluten puisque le gluten est la protéine contenue dans les grains de blé ! Un peu de rigueur ne ferait pas de mal à cet article original.

  5. Bonjour !

    Eh bien moi j’aime lire les articles de Benjamin, qui m’apprend toujours quelque chose de nouveau, avec humour ; c’est un bon travail qui est fait-

    J’aime la ruche qui dit oui! , et, pour ma part, j’y suis, j’y reste !!!

  6. hé bien, ce sujet fait couler de l’encre, si je puis dire !
    pour essayer de répondre un peu à chacun, je ne suis pas du tout « bobo », je vis à
    la campagne, j’ai des petits revenus, et je fais mon jardin.
    oui cet éleveur a trouvé une solution pour s’en sortir et tant mieux pour lui ; il produit cependant un produit de luxe. Le consommateur à petit budget ne consomme certainement pas cette viande (peut-être à Noël ???), et je maintiens que sa clientèle doit être très aisée.
    pourquoi élever des cerfs pour l’abattoir alors qu’il serait sans doute bien de favoriser de petits élevages propres de bovidés, et de porcs, de volaille, viandes consommées depuis longtemps par les Européens.
    les Mongols et les Esquimaux adaptent leur nourriture avec leur milieu environnant
    et leurs traditions et les Mongols mangent leurs chevaux en temps de disette uniquement.
    inutile de faire faisander cette viande de cerf qui est produite comme du bœuf, du porc, etc….et qui n’a rien d’une viande sauvage.
    quant aux sangliers qui font des dégâts ? oui, çà arrive. Mais qui élève les sangliers ? qui les nourrit ? qui leur donne du maïs ? Les chasseurs !!! pas nombreux ? alors là vous plaisantez. La chasse est une institution. Seuls deux jours sans chasse dans la semaine : mardi et vendredi(dans ma région) , c’est merveilleux pour aller se promener. Bref, ce n’est pas le sujet ici.
    cessez donc de vous en prendre aux végétariens ; manger ou pas de la viande n’est pas non plus le sujet. Je ne vois pas l’utilité d’emmener des cervidés à l’abattoir pour finir dans les assiettes( de riches).
    il est plus important de promouvoir une agriculture propre et simple pour nourrir dans tous les sens du terme, tout un chacun.
    De la sagesse et du bon sens, voilà ce qu’il faut cultiver.

  7. On retrouve un peu de raison sur la fin des commentaires…
    Comment peut-on être à ce point obtu(e)? Nous, les omnivores, qui mangeons de tout (ou presque!) on vous laisse manger vos salades et petits-pois/carottes sans vous injuriez parce que vous ne faites pas fonctionné l’économie des mangeurs de viande…
    Moi, je tire mon chapeau à cet agriculteur qui a choisi une voie différente en privilégiant les circuits courts, en étant créateur de son propre emploi, en entretenant les paysages et en faisant tourner l’économie locale.
    Et vous les donneurs de leçons qu’avez vous apportez à la société aujourd’hui?
    Combien d’entre vous peuvent se prévaloir du dixième de son utilité?
    Il est toujours facile de tirer à boulets rouges sur une catégorie, surtout lorsqu’elle représente moins de 2% de la population…
    Quant aux chasseurs, quoiqu’on en disent, ils ne sont pas assez nombreux (ici, je ne parle pas des chasses à courre, qui sont pour le moins discutable), pour chasser les sangliers qui occasionnent des dégâts extrêmement importants aux cultures (même de salades ou carottes!)
    Pour le narrateur, perso, je le trouve plutôt bon, il nous monte des reportages pertinents avec une écriture enjouée.

  8. MICLO aura très bien résumé.
    Merci à elle (ou lui) .
    Je rajouterai que tous ces bobos végétariens ou omnivores
    sont bien souvent hors des réalités de terrain. Qu’ ils se soucient
    donc de l’ efficacité des ramasse crottes de leurs trottoirs et
    laissent travailler ceux qui retroussent leurs manches….!
    Commentaire un peu plus ras de trottoir que la moyenne
    je vous l’ accorde, mais l’ image est bien là.

  9. Ne soyons pas naïfs ou hypocrites ! On voit bien que le type sur la photo du haut tâte la bidoche d’une main tout en étranglant la biche de son autre bras. Plus bas le commentaire « miam miam » doit exprimer la pensée de l’auteur de l’article à la vue de toute cette bonne barbaque rassemblée. Quant aux pauvres petits faons trouillards avec leurs yeux de merlans frits, ils devraient être contents de pouvoir vivre au moins 2 ans peinards sans risquer leur vie à chaque minute dans le monde sauvage et cruel de la forêt !
    Et j’espère que la prochaine fois la ruche qui bénit oui oui nous parlera de pollution écologique et de vente directe par les intermédiaires.

    1. Bon, alors deux choses : la ruche n’est pas un site végétarien bisounours mais un site qui propose aux gens d’acheter des produits locaux qui font vivre des producteurs à côté de chez eux donc parler d’un élevage de cervidés n’est pas contraire à la déontologie du site.
      Deuxièmement, vous êtes des homo sapiens qui, pour arriver au niveau de développement (enfin pas tous) où vous êtes aujourd’hui, avez dû consommer des protéines animales… ne vous en déplaise. Donc si vous préférez manger du soja ou du tofu, tant mieux mais pensez à déguster un bon pavé de viande de temps en temps, cela vous ouvrira un peu l’esprit. Et pour finir, croyez vous que le chasseur degalinette cendrée qui arpente les forêts et tire sur tout ce qui bouge et qui rate sa cible et laisse une pauvre biche agoniser car la belle n’a pas atteind son objectif est plus réjouissant ? Eh bien moi, je trouve que cet agriculteur a peut être trouvé la solution pour sauver son exploitation et c’est déjà pas si mal. Les bobos des villes ne peuvent pas imaginer la difficulter des gens qui bossent 80 h par semaine pour 700 euros… non ils ne peuvent pas…. et pour finir, cet agriculteur est bien en train de caresser cette magnifique biche et non d’évaluer sa masse musculaire… y a vraiement desgens qui devraient arrêter de voir le mal partout….

  10. Chaque fois que je lis les articles de Benjamin Stock, j’en ressors un peu triste et amère. Il a une façon si desinvolte et superficielle de traiter ses sujets que j’ai l’impression d’avoir perdu quelque chose de bien à la fin de son papier : quelques illusions peut-être ? Je me demande aussi ce qu’il fait sur la Ruche. Son utilité est peut-être de susciter beaucoup de reactions épidermiques ?
    J’ai quand même souri pour les yeux de merlan frits.

    1. Bonjour Marie,

      Peut-être devrions nous en discuter – par téléphone ?
      Dites moi si une date vous convient ; sinon, je peux aussi m’expliquer par
      e-mail, mais l’adresse que vous avez renseignée n’est pas valide.
      Je pense pouvoir vous apporter quelques éclaircissements sur notre ligne
      éditoriale ; il n’y a aucune raison pour qu’elle vous soit si désagréable.

      Bien à vous,
      Benjamin

  11. Moi je trouve que c dégueulasse de faire ce type d élevage avec de si belles bêtes on nous prend pour qui  »viande végétarienne ? » n importe koi adieu la ruche qui fait de la pub à ces gens je vous quitte sans regrets très decue

  12. Ouh la la, il faut se calmer!

    Vous ne mangez pas de viande, tres bien, faites comme vous voulez, mais cet homme propose une alternative viable a l’elvage intensif, formidable!
    La viande est de toute facon un luxe, quand les betes sont eleve en pleine air, le cerf est plutot plus rentable et ecologique, puisque qu’il habite aussi en foret. Une fois de plus tant mieux.

    Je ne comprend pas que les vegetariens veuille imposer leur mode de vie au monde, a quand les petitions pour l’habatage a vue des esquimaux qui vivent en adequation avec leur milieu, en etant 100% carnivore?
    Les mongoles mangent leur chevaux, et je vous defis de trouver des gens plus attentiones vis a vis de leur animaux. De votre appartement parisien vous leur donneriez des lessons, a ces peuples millenaires?

    La viande de gibier n’a rien de delicat, on doit la faire cuire plusieur jours dans du vin pour qu’elle devienne mangeable, typique des vieilles maisons ou le feux brule toujours, et on en mange peu pour etre nourris. C’est plus un plat de table familiale campagnarde que de restos trois etoiles.

    D’accord, il a dit une betise, il est fermier, pas a l’academie francaise, et il se moquait probablement des bobos qui mange bio-vegetarien-sans gluten. Pas besoin d’etre suceptible, je mange bio et sans gluten moi meme, je ne vois pas en quoi ca me priverait de mon sense de l’humour ou de ma tolerance.

    Ouh la la, pas besoin de sortir Socrate de la ou il est.

    1. Tout à fait d’accord avec vous Xkali ! A bas le despotisme, quel qu’il soit! Quant à moi, je suis humaine et omnivore et je mange de la viande… Mais ça me choque qu’on fasse souffrir les animaux sous prétexte qu’on va les manger ! Ceux-là semblent vivre dans de bonnes conditions… Je n’oblige pas qui que ce soit à manger de la viande, et j’aimerais en retour qu’on me laisse manger comme une « humaine »… Seulement, même si j’assume de manger des animaux, j’estime qu’on doit les traiter avec respect et compassion durant leur vie… Je n’écrase jamais une araignée, et vous ? 😉

  13. Je trouve le point de vue des commentateurs un peu fermé. Tout le monde ne partage pas votre avis… L’être humain a besoin de protéines pour se nourrir et se développer ; certes en des quantités faibles mais pas nulles ! « C’est pas gentil de tuer des animaux » mais la moitié des animaux tuent d’autres animaux pour se nourrir. Le dernier renard que j’ai côtoyé n’en faisait pas tout un fromage.

    Oui, certains éléments de l’article sont un peu spéciaux comme le coup du médicament. Avouez tout de même qu’on est loin de l’élevage en batterie ou de l’élevage en masse. Vous ne convertirez pas tous les humains à penser comme vous et des éleveurs comme celui-ci m’attirent plus de sympathie que les autres.

    Alors svp, essayez de mesurer vos propos qui vont __un peu__ trop loin pour être considérés pertinents ou constructifs.

    1.  » la moitié des animaux tuent d’autres animaux pour se nourrir » moi, j’ignore le chiffre exact !!!! mais que je sache les vaches ne tuent pas de chèvres (je n’ose écrire se nourrisse because la crise de la vache folle), l’homme oui, lui, se nourrit d’herbivores sans défense, quant aux animaux carnivores – contrairement à l’homme qui dispose d’un sens moral et éthique et peut trouver les protéines nécessaires à sa survie dans les céréales, légumineuses, légumes, algues etc – en attendant le Grand Soir où le loup embrassera la Blanchette de M. Seguin plutôt que de la manger, laissons les à leur instinct de chasseur et prédateur !

  14. Un reportage idiot avec des commentaires cyniques sur les animaux. On se demande ce que ce genre d’article fait sur ce site !

  15. Bonjour,
    Tous les moyens sont bons pour gagner sa vie ! Jusqu’à essayer de convaincre le consommateur que la VIANDE est VÉGÉTARIENNE ! Mais pour qui nous prend-t-on ? Que voulez-vous nous faire avaler hormis ces si jolis faons ? Se targuer que ces pauvres biches ne dépassent pas l’âge de 30 mois c’est ça une fierté d’éleveur ?
    Aberration, cet éleveur super cool est déstressé grâce à ses animaux alors que dans un élevage dit « respectueux du bien être animal » il convient que ce soit aux animaux que l’on épargne le stress. Mais de quoi se plaignent-elles ces pauvres biches ? Elles ont une mare de boue à leur disposition !
    Mais ici, tout est super cool, même le BÂTIMENT DE CONTENTION « fait maison » !
    Ah oui, j’allais oublier le maître mot de cet éleveur, c’est FACILE. Oui, facile d’exploiter les animaux les plus dociles, les plus faibles tout en se vantant de rester super cool en toutes circonstances. Et l’abattage d’un faon de 30 mois, c’est super cool aussi ?
    Des articles aberrants on en lit à foison mais celui-ci dépasse les bornes ! Comment la Ruche qui Dit Oui peut-elle promouvoir l’élevage en général et celui-ci en particulier ?
    Enfin, voici toutes mes bonnes raisons pour ne surtout pas adhérer à de telles pratiques !!!
    Maintenant, Monsieur Patrice, il est temps d’utiliser votre bouclier de CRS fait maison !

    Isabelle.

    1. TOUT A FAIT EN PHASE AVEC VOUS MARIE;
      Quant au titre de l’article, j’écrirais ! 6 BONNES RAISONS ///D////’A///VO//IR DE NE PAS AVOIR UN ÉLEVAGE DE CERFS CHEZ VOUS.
      Elevage immonde à boycotter et pas même un bois pour que biches, bambis, cerfs puissent jouer à cache !!!, que de la boue, quelle désolation et toute cette hypocrisie de bons sentiments du bien être animal pour finir à l’abattoir !

  16. Bravo Charlotte, tout à fait d’accord avec vous.
    D’ailleurs, ce n’est pas le 1er reportage pro-mangeur de viande et pro-chasseur qu’on peut lire sur ce site.
    J’ai donc décidé de m’en désabonner.
    Adieu laruchequiditoui.

  17. Je n’ai pas dépassé le titre. De quel droit s’approprier la vie d’animaux? Ils sont des êtres vivants sentients. Vous aimez votre chat? votre chien? Vous les mangeriez? Réveillez vous! Et arrêtez de promouvoir l’exploitation animale.

  18. bonjour,
    je viens de lire cet article sur l’élevage de cervidés qui me laisse perplexe !
    vous écrivez : « 4) C’est une viande végétarienne et sans gluten »!!!!!
    vous rendez-vous compte de l’absurdité de tels propos ????
    du cerf « végétarien »!!!!! nourri à l’orge (il y a du gluten dans l’orge)?????
    -le cerf lui, à l’état sauvage est végétalien, n’a donc pas besoin de céréales-
    pour transformer en charcuterie « végétarienne aussi »?????et remplir ainsi les estomacs de non-végétariens qui s’en foutent complètement de l’éthique et qui ont du fric pour acheter cette viande, certes délicate mais qui n’en n’est pas moins du luxe.
    quant à parler de viande bio pour cet élevage, vous ne précisez pas le nom du médicament administré et injecté à l’animal ?
    cet agriculteur a trouvé une « niche », il le dit bien.
    on est loin de l’agriculture propre qui peut nourrir l’être humain et la génération de jeunes qui veut s’installer !
    là, vous n’êtes pas dans le « manger mieux, manger juste » !
    je mange biologique et naturel et local depuis 30 ans et suis plutôt végétarienne. Et je me soigne aussi « proprement » avec les médecines dites alternatives.
    bonne journée à vous,
    MN Leduc.

  19. Idem…. viande végétarienne…..ça passe pas. Et puis, vive le bio en effet quand on traite en une seule injecion « tout » style frontline, c’est ça…? Ca passe directement de la peau au sang…wouah trop bio comme démarche

  20. « C’est une viande végétarienne (et sans gluten) » !!!! n’importe quoi, Socrate doit se retourner dans sa tombe d’apprendre que la viande peut être végétarienne ! Les cervidés sont des animaux libres, laissons les en paix, quitte à se faire tuer par des connards de chasseurs, manger une biche, un cerf, un faon, pour moi c’est un crime, d’ailleurs tous les bouffeurs de barbaque se régalent de la mort d’animaux herbivores sans défense et si attachants ! beurk ! tout est bon pour se faire du fric ou de remplir sa panse, quant au salopart qui élève des cerfs pour la chasse, qu’il sache que celui qui malmène un animal aura une fin de vie douloureuse ….

Recevoir le magazine

1 newsletter par semaine.
No pubs, Pas de partage de donnée personnelle

Oui ?

Recevoir le magazine

1 newsletter par semaine.
No pubs, Pas de partage de donnée personnelle