La pommeraie de M. Sanoner

Pompompom
Pompompom

La Normandie, c’est 3/4 de terres agricoles réputées pour leurs vaches tachetées. Les vergers, quant à eux, donnent principalement des pommes dites « à cidre » dont le goût acide fait grimacer les enfants. On leur oppose les pommes « à couteau », faites pour être mangées crues, mais qui sont produites en d’autres régions comme les Pays de la Loire. Ah ! Mais ça, c’était avant que M. Sanoner ne s’en mêle ! Nous sommes allés lui rendre visite un jour de cueillette, à Saint-André-de-l’Épine, afin d’en apprendre un peu plus sur cette révolution locale.

Monsieur Sanoner, c'est lui !
Monsieur Sanoner, c’est lui !

 

D’abord, petit rappel de ce qu’est la pomoculture usuelle : on y traite à outrance. Dans les fruits, on retrouve jusqu’à 27 couches de pesticides ; ils sont parfois recouverts de cire, rincés à l’eau de javel pour augmenter leur conservation et sont souvent stockés tout l’hiver en chambre froide. Les pommes modernes sont devenues des produits marketing aux noms alléchants (pink lady par exemple), conçues pour être jolies et pour se garder très longtemps, mais qui ont perdu leur goût et leurs qualités nutritionnelles au passage.

Des pommes qui ont du goût - et des coccinelles.
Des pommes qui ont du goût – et des coccinelles.

 

M. Sanoner, lui, a fait le choix dès le départ de la permaculture, c’est-à-dire d’une exploitation qui trouve son équilibre dans la biodiversité. Point de traitement phytosanitaire, ni de bouillie bordelaise pour ses variétés anciennes, « la nature est faite pour se protéger, les traitements la déséquilibrent », nous rappelle-t-il.

Dans son petit verger on trouve donc les fameuses pommes à couteau, qui sont plus grosses et poussent sur des arbres plus courts que les pommes à jus, que M. Sanoner cultive aussi. Les variétés classiques comme les elstar, les canada gris, les reines de reinettes côtoient des grand alexandre, melrose, suntan, topaze ou rouger de dole. On y trouve également des variétés très recherchées par les cuisiniers comme la gros papa qui est la pomme idéale pour la tarte tarin par sa taille, mais aussi pour sa texture après cuisson.

Alors, grimace ou pas ?
Alors, grimace ou pas ?

 

S’il aime les pommes, M. Sanoner est surtout un amoureux de la nature. Il cultive ses propres légumes et cherche toujours des solutions naturelles pour entretenir sa ferme de façon écologique. Au détour d’une rangée d’arbres, on peut croiser l’un des quatre nids de mésanges qui, au printemps, se régalent des chenilles. Aux abords du verger, se trouvent les nids de chouettes, qui elles, s’occupent de chasser les mulots !

Et le goût dans tout ça ? Les retours sont unanimes : elles ont le goût des vraies pommes. Celles qui ne passent pas dans un frigo, celles qui ne sont pas forcément de toute beauté, et celles qui en janvier commencent à flétrir… La saison des pommes, au supermarché c’est toute l’année, mais en Normandie elles se récoltent à l’automne. Heureusement, on peut encore les conserver dans une cave au frais pendant quelques semaines, voire quelques mois pour les plus robustes !

À bientôt !
À bientôt !

 

En bonus une recette filmée ultra savoureuse : la tarte tatin, à servir avec une cuillère de crème crue ! On vous recommande la boskoop ou la canada, parfumées et légèrement sucrées… Bon appétit !

Pas de commentaire

Close

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Recevoir le magazine

1 newsletter par semaine.
No pubs, Pas de partage de donnée personnelle

Oui ?

Recevoir le magazine

1 newsletter par semaine.
No pubs, Pas de partage de donnée personnelle