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L’ortie, du piquant dans l’assiette

C’est la hantise des petits et des grands en balade les jambes nues… l’ortie qui d’un simple contact nous démange ! Mais saviez vous qu’équipés d’une paire de gants cette plante vous surprendra en cuisine ?

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Tout d’abord il faut la cueillir au printemps avant qu’elle fleurisse (elle sera moins amère) et ne prélever que la plus jeune pousse et les premières feuilles (les autres sont plus fibreuses). Bien sûr pensez aux gants pour éviter qu’elle ne provoque des démangeaisons tenaces. Si une tige vient vous surprendre, pensez à froisser quelques feuilles de plantain et à les passer sur la piqûre pour l’apaiser. Rappelez-vous aussi que l’on ne cueille pas d’orties dans un champ (à cause de traitements potentiels), ni au bord d’une route. Elle se conserve ensuite quelques jours au frigo dans du papier journal.

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En plus d’être facile à trouver, gratuite et riche en nutriment, on lui prête aussi de nombreuses vertus pour la santé. On peut la faire sécher et l’utiliser en tisanes, lotions, décoctions ou cataplasmes pour utiliser ses propriétés diurétiques, anti-inflammatoires, calmantes… et bien d’autres encore.

Elle lutte contre l’acné, stimule la lactation pour les femmes allaitantes, et favoriserait même la repousse des cheveux selon certains.

On utilise ses feuilles, mais également ses graines ou ses racines pour certaines vertus spécifiques (on me souffle à l’oreille que la racine séchée serait bonne pour la prostate de ces messieurs…). La graine par exemple serait un stimulant remarquable.

Pas étonnant qu’elle soit utilisée comme plante médicinale depuis l’antiquité.

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Et pour la cuisiner alors, on fait comment ?

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois chauffée, l’ortie perd son pouvoir urticant (ouf ! ). La recette la plus connue ? C’est la soupe aux orties qui a plu à toute la famille ici. Elle est non seulement très économique mais aussi très riche en minéraux et en protéines.

On peut aussi utiliser l’ortie comme des épinards, par exemple en la poêlant quelques instants. Et pourquoi ne pas l’essayer en quiche, en pesto…? Son goût prononcé végétal s’accorde très bien avec les préparations à base d’oeufs ou de fromage de chèvre.

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Béatrice une des membres de la Ruche de Saint-Lô propose des balades découverte des plantes sauvages et  les utilise dans la cuisine ! L’an dernier elle nous avait proposé de cuisiner un « retour de cueillette » avec des orties, du lamier, du plantain…

Muffins et raita aux herbes sauvages

 

Pendant sa démonstration de cuisine survitaminée, Béatrice en a profité pour nous glisser quelques vertus des autres plantes utilisées.

  • L’ortie : elle est surprenante de richesses en vitamines particulièrement A, B et C et en minéraux : calcium, magnésium. Elle regorge également de protéines complètes, parfaitement équilibrées en acides aminés et tout à fait comparables à celles des produits animaux.
  • L’ortie blanche ou lamier : ce n’est pas une ortie ! Riche en flavonoïdes (anti-oxydants) elle stimule le système immunitaire et circulatoire. Ses feuilles constituent un bon légume en salade, soupe…
  • Le plantain : cette herbe que l’on peut ramasser toute l’année s’incorpore ciselée aux salades, aux plats. Au goût agréable de champignon ou de noisette, elle est riche en calcium, vitamine C, protéines et zinc.
  • L’alliaire au petit goût d’ail est riche en vitamines C
  • Le souci ou calendula, bien connu pour soulager en externe les problèmes de peau, il égaye les salades de sa belle couleur et nettoie les glandes lymphatiques en interne et constitue un bon stimulant immunitaire.

N’hésitez pas à consulter sa page Facebook, elle regorge de conseils.

Très bonne cueillette !

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